L’Algérie a dépassé, hier, la barre de 200 décès dus au nouveau coronavirus. Les cas de contamination en une seule journée ont dépassé la barre de 100 personnes. Des chiffres qui devraient attirer l’attention, et on ne le dira jamais assez, sur un respect on ne peut plus rigoureux du confinement et des mesures de protection et de prévention si on veut faire barrage à la propagation du mortel coronavirus. Face à la poursuite de l’avancée rapide de cette pandémie à l’échelle planétaire, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a mis en garde contre un quelconque relâchement de l’ensemble des mesures barrière, tout en mettant l’accent sur le fait qu’il serait «dangereux de penser que nous nous approchons de la fin» de la pandémie.
L’Algérie a enregistré 104 nouveaux confirmés de Covid-19 et 12 nouveau décès en 24 heures. Ce qui fait porter le nombre de cas confirmés à 1.572 et celui des décès à 205, a indiqué le porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du coronavirus, Djamel Fourar, lors du point de presse quotidien consacré à l’évolution de la pandémie dans le pays.
Il a précisé que les nouveaux décès ont été enregistrés au niveau de 5 wilayas, à savoir Blida avec 5 cas, Alger avec 3 cas et Béjaia avec 2 cas. Les deux autres wilayas, Tipasa et Constantine, ont enregistré un seul décès chacune. Les cas confirmés au coronavirus sont recensés à travers 45 wilayas et l’ensemble des décès à travers 33 wilayas, selon le Pr Fourar. Le coronavirus a affecté 917 hommes (58% des cas) et 655 femmes (42%), a-t-il ajouté, relevant que 39% des malades dépassent l’âge de 60 ans.
Concernant les cas de guérison, il a fait savoir que leur nombre a augmenté pour atteindre 237 malades guéris qui ont quitté les hôpitaux. Il a, par ailleurs, tenu à rappeler que le numéro vert (3030) reste à la disposition des citoyens pour répondre à leurs préoccupations. De même qu’il est revenu que «la nécessité de respecter les recommandations des spécialistes s’agissant des règles d’hygiène personnelle et environnementale, et des conditions de confinement sanitaire afin d’éviter toute contamination au coronavirus».
«Il serait dangereux de penser que nous nous approchons de la fin», selon l’OMS
A l’échelle mondiale, on déplore plus de 1,45 million de personnes contaminées par le coronavirus. Le nombre de décès, lui, s’approche douloureusement de la barre de 100.000 morts, avec plus de 83.500 décès enregistrés jusqu’à hier. L’aggravation de la situation a fait réagir l’Organisation mondiale de la santé (OMS), étant donné que ces chiffres sont «très certainement en dessous de la réalité car toute la population avec des symptômes n’est pas testée, de même que de nombreux morts hors des hôpitaux ne sont pas comptabilisés».
La branche européenne de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’en dépit de «signes positifs» observés dans certains pays de la région, il était trop tôt pour réduire les mesures afin de contenir la propagation du nouveau coronavirus. «Ce n’est pas le moment d’assouplir les mesures. Il est temps de doubler et de tripler une fois de plus nos efforts collectifs en faveur de l’élimination du coronavirus, avec le soutien de la société tout entière», selon un responsable de l’Organisation. L’OMS Europe a appelé, ainsi, «tous les pays» à renforcer leurs efforts dans trois domaines : la protection du personnel de santé, tenir à l’écart «les gens en bonne santé des cas suspects et probables» et la communication à l’égard des populations.
C’est ainsi que les gouvernements et les autorités sont exhortés par l’OMS à maintenir des structures de contrôle et à communiquer en permanence pour que chacun se conforme aux «mesures actuelles et futures possibles». Même si certains pays du continent montrent des «signes positifs» dans leur lutte contre le virus, la situation en Europe, devenue épicentre de l’épidémie depuis plus d’un mois, est jugée encore «très préoccupante». Certains pays comme l’Espagne et l’Italie, les deux pays européens les plus touchés, «commencent à montrer des signes de diminution du taux d’augmentation des nouveaux cas». Toutefois, «sept des dix pays les plus touchés dans le monde sont situés dans la région européenne», relève l’OMS.<