Plus de 600 cas d’atteinte aux droits de l’enfant ont été signalés cette année, émanant de citoyens, voire des enfants eux-mêmes, via le numéro vert (11/11), lancé en avril dernier, outre 17 signalements via le courrier électronique, lancé en décembre dernier, et d’autres par voie postale.

A l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits de l’enfant, hier, la présidente de l’Organe national de protection et de promotion de l’enfance (Onppe), Meriem Chorfi, a annoncé que les projets des décrets exécutifs de la loi 15-12 du 15 juillet 2015, relative à la protection de l’enfance se trouvent actuellement au niveau du Secrétariat général du gouvernement. Elle a ajouté que la commission chargée de l’élaboration des projets de décrets, c’est-à-dire les textes d’application, a achevé sa mission et que «ces projets se trouvent actuellement au niveau du Secrétariat général du gouvernement, pour procéder à leur examen avec les secteurs concernés, avant leur promulgation».
En termes de bilan, la même responsable a précisé que l’Onppe a reçu plus de 600 signalements de cas d’atteinte aux droits de l’enfant cette année, émanant de citoyens, voire des enfants eux-mêmes, via le numéro vert (11/11), lancé en avril dernier, outre 17 signalements via le courrier électronique, lancé en décembre dernier, et d’autres par voie postale. Ces signalements, a-t-elle dit, concernent les cas de maltraitance, mendicité, exploitation économique ou de cas de violence ou d’agression sexuelle sur enfants, outre des appels reçus de parents ayant besoin d’un accompagnement en matière de prise en charge de leurs enfants. Dès la réception d’un signalement, une démarche est engagée sur le terrain pour s’assurer de la véracité de l’information. Ces cas sont, en majorité, transmis au service du milieu ouvert relevant du ministère de la Solidarité nationale pour leur prise en charge et leur traitement en vue de mettre l’enfant à l’écart du danger, a-t-elle précisé. Il faut savoir que la mission des services du milieu ouvert, composés de spécialistes, éducateurs, assistants sociaux, psychologues et de juristes, consiste à assurer la protection sociale des enfants au niveau local, en coordination avec les instances et établissements concernés par la prise en charge de cette catégorie.
A cet effet, Mme Chorfi a souligné que le numéro vert comptait parmi les mécanismes mis en place pour assurer la protection sociale des enfants en danger parce qu’il constitue un dispositif visant à consacrer l’intérêt de l’enfant à travers le signalement de tout ce qui pourrait porter atteinte à ses droits.
Elle a mis l’accent, en outre, sur l’importance de la participation du citoyen au signalement, un outil indispensable en matière de lutte, en ce sens où il permet, selon elle, d’intervenir au moment opportun. De son côté, Marc Lucey, représentant du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) en Algérie a insisté, lors de la célébration de cette journée, sur l’importance de certains droits pour les enfants tels que le droit pour chacun de réaliser ses potentialités en grandissant ainsi que le droit à l’accès à l’éducation. Pour rester dans les textes, Mme Chorfi a également annoncé que ceux-ci ont fait l’objet d’une traduction en langue amazighe grâce aux efforts fournis par les experts du Haut-Commissariat à l’amazighité.
D’ailleurs, Si El Hachemi Assad, secrétaire général du HCA, a affiché sa satisfaction de cette traduction faite par deux experts en la matière que sont Chikhi Mokhrane et Mahdaoui Abdelkrim, dit-il.
Dans le même sillage, il ajoute que des œuvres cinématographiques ayant pour objet les droits de l’enfant en langue amazighe ont été produites.