Par Yazid Miloudi
Dans quelle direction iront les cours du pétrole ? La question reste lancinante pour tous les investisseurs dans le monde en cet hiver qui s’annonce plein d’incertitudes. Ces dernières dépendent de plusieurs paramètres dans lesquels se sont englués Etats et situation sanitaire. L’essentiel étant basé sur la production de l’or noir et des fluctuations économiques.
Concernant la production, deux pôles se distinguent. Le premier est l’OPEP+ (Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses dix alliés). Son respect des engagement pris il y a plusieurs mois n’a pas arrangé les affaires de plusieurs pays consommateurs, dont le premier d’entre ces derniers, les Etats-Unis. En refusant d’augmenter sa production «encore plus», l’OPEP+, emmenée par l’Arabie Saoudite et la Russie, s’est retrouvée dans le collimateur de l’administration Biden, qui refuse la situation actuelle. Considérant que l’offre de l’organisation n’est pas suffisante devant la grande demande actuelle, les Américains sont montés au créneau. Ils commencèrent par brandir l’arme de la mise sur le marché de leurs réserves stratégiques. Toutefois, cela, à ce jour, reste juste une menace lancée sous forme de rumeur. Toutefois, les Etats-Unis ne sont pas restés croisés. Et cette fois, ce n’est plus une rumeur.
Le dernier rapport de l’AIE (Agence international de l’énergie), publié hier, en a donné un aperçu. Ainsi la production repart aux États-Unis, avec 97,7 millions de barils par jour produits en octobre. La tendance va vers la hausse, puisque 1,5 million supplémentaire sont attendus en ce mois de novembre et en décembre. Ce qui fait conclure à l’AIE que les cours de pétrole ne vont pas continuer dans la tendance haussière constatée ces derniers temps, puisque l’offre va devenir de plus en plus grande. L’agence avance une stabilité, sans mettre en avant l’autre paramètre qui va sans aucun doute chambouler tous les calculs. Il s’agit de la Covid-19. La résurgence actuelle de la pandémie risque de remettre les pendules à zéro, ou même à moins zéro, comme ça a été le cas l’année dernière.
C’est dire qu’en l’état actuel des choses, il est plus que difficile de prévoir ce qui va se passer cette fin d’année 2021.