La campagne électorale pour les élections locales, prévues le 27 novembre, prend fin mardi à minuit, soit 3 jours avant la date du scrutin, une période au cours de laquelle les candidats doivent s’abstenir de faire campagne, conformément à la Loi organique relative au régime électoral.

L’article 74 de cette loi stipule, en effet, que « nul ne peut, par quelque moyen et sous quelque forme que ce soit, faire campagne, en dehors de la période prévue à l’article 73 ci-dessus » qui dispose que la campagne est « déclarée ouverte vingt-trois (23) jours avant la date du scrutin et s’achève trois (3) jours avant la date du scrutin ».

Dans une première évaluation, le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Charfi, a estimé que la campagne électorale s’est déroulée de manière « positive », les règles de bonne conduite ayant été respectées.

La loi organique relative au régime électoral énonce que « tout candidat ou personne qui participe à une campagne électorale doit s’abstenir de tenir tout discours haineux et toute forme de discrimination ».

M.Charfi a fait état de quelques « dépassements mineurs », en relation avec le non-respect du protocole sanitaire pour faire face à l’épidémie du Coronavirus (Covid-19).

Près de 24 millions électeurs attendus aux urnes le 27 novembre

Le corps électoral s’est élevé, au terme de la révision exceptionnelle des listes électorales, à 23.717.479 électeurs et électrices, selon les données communiquées par l’ANIE, instance qui supervise tout le processus électoral.

Quelque 800.000 encadreurs seront mobilisés pour le bon déroulement du scrutin dans 61.696 bureaux et 13.326 centres de vote.

Un total de 1.158 dossiers de candidature aux Assemblées populaires de wilaya (APW) a été retiré, dont 877 dossiers retirés par 48 partis politiques agréés et 281 par des listes indépendantes. Un total de 22.325 dossiers de candidature aux Assemblées populaires communales (APC) a été également retiré, selon la même source.