Le prix Nobel de littérature, l’écrivain hispano-péruvien Mario Vargas Llosa, a lancé vendredi 6 mai un nouveau prix récompensant l’écriture de nouvelles au salon du livre de Buenos Aires, deux semaines après son hospitalisation pour des complication dûes au Covid-19. Paraissant en bonne forme mais s’aidant toutefois d’une canne, l’écrivain, âgé de 86 ans, a parrainé ce prix via la chaire de littérature qui porte son nom et qui ambitionne de «faciliter la vie des jeunes ayant une vocation littéraire mais ont toujours des doutes au moment de commencer à écrire». Le prix sera décerné pour la première fois en 2023 à l’occasion du prochain salon du livre dans la capitale argentine, ont précisé les organisateurs. Mario Vargas llosa est sorti fin avril de l’hôpital madrilène où il avait été hospitalisé en raison de complications liées au Covid-19. Prix Nobel de Littérature en 2010, il est le dernier représentant de la génération d’écrivains latino-américains dite du «Boom» à laquelle appartenaient également le Colombien Gabriel Garcia Marquez, l’Argentin Julio Cortazar ou le Mexicain Carlos Fuentes. Admiré pour sa description des réalités sociales mais critiqué par les milieux intellectuels sud-américains pour ses positions conservatrices, Vargas Llosa, traduit en une trentaine de langues, a été le premier écrivain étranger à entrer de son vivant dans la prestigieuse collection française de la Pléiade en 2016, année de ses 80 ans. Francophile, l’auteur de «La ville et les chiens» ou de «La fête au bouc» a été élu en décembre à l’Académie française. L’auteur péruvien, naturalisé espagnol en 1993, a présenté début avril son dernier ouvrage, «Le regard calme (de Pérez Galdos)», un essai sur l’écrivain espagnol Benito Pérez Galdos (1843-1920).(Source AFP)