C’était dans les tuyaux. Surtout après l’annulation de l’avis d’appel d’offres par la Fédération algérienne de football (FAF). Finalement, la FAF s’est résignée à l’idée de rempiler avec Adidas jusqu’à 2026 contre un contrat estimé à 1.5 million d’euros d’équipements assortis de primes de performances.

Par Mohamed Touileb
La collaboration avec la marque aux trois bandes devait donc prendre fin le 31 décembre 2022. Alors que l’éventualité de se lier à Puma ou même Play Mode Gallery (PMG), prestataire algérien, étaient évoquée, la structure footballistique n’a pas eu d’autres choix que de rempiler avec Adidas. Pour rappel, la FAF avait décidé le 29 octobre dernier d’annuler l’avis d’appel d’offres national et international afin de choisir un équipementier pour les sélections nationales à compter de janvier prochain. Cette démarche avait accentué un peu plus la confusion autour de ce dossier alors que les spéculations battaient leur plein.

Et pourtant Zefizef avait dit…
D’ailleurs, l’organe fédéral semblait déterminé à ne pas aller au-delà de l’échéancier initial avec la marque d’Adolf Dassler. C’est pourquoi, le 24 août dernier, il y a eu le lancement d’un avis d’appel d’offres « national et international ouvert à la concurrence pour le choix d’un équipementier pour la fourniture d’équipements sportifs (vêtements et accessoires) pour ses Equipes nationales et ses membres ».
Cependant, cette opération n’est finalement pas allée au bout. Il n’y a pas eu de nouvelle firme d’équipements sportifs pour les « Fennecs ». Pourtant, le 07 octobre écoulé, Djahid Zefizef, président de la FAF, laissait croire que tout était ficelé avec un nouveau collaborateur. En effet, le successeur de Charaf-Eddine Amara révélait qu’« on va signer un contrat avec un grand équipementier ce mois-ci ». Cela laissait prévoir, à demi-mots, la non-reconduction du bail avec Adidas. Mais ce n’est finalement pas le cas.
Au moment de la déclaration de Zefizef, une autre marque allemande, Puma en l’occurrence, tenait la corde pour être le futur sponsor équipements pour les camarades de Riyad Mahrez. Que s’est-il passé depuis ? On ne le sait pas.

Un montant divisé en deux
Mais, manifestement, il y a eu rétractation de la structure footballistique. Et elle est dictée par le manque d’intérêt pour son appel d’offres. Même s’il y avait des « soumissionnaires » comme le laissait (désespérément ?) croire l’avis d’annulation. Le préjudice est compréhensible compte tenu des récents résultats de l’équipe nationale. En effet, cette dernière manquera la Coupe du Monde 2022 au Qatar. D’ailleurs, on est passé d’une offre de 3 millions d’euros, faite par Adidas juste avant le match « retour » contre le Cameroun dans les barrages du Mondial 2022 et à laquelle Amara a décidé de sursoir, à 1.5 million d’euros. On est à un préjudice de 400.000 euros par rapport au contrat initial estimé à 1.9 million d’euros et qui va expirer le 31 décembre 2022. L’ancien boss de la FAF a joué à « quitte ou double » en espérant faire monter la valeur du bail en cas de qualification. Sauf que les « Fennecs » ont été sortis d’une manière dramatique qui a eu de sacrées répercussions sur le plan économique. n