Les spéculations autour d’une sanction de la FIFA en raison des anomalies qu’a connues le processus électoral à la Fédération algérienne de football (FAF) revenaient sans cesse. Surtout que les statuts n’ont pas été mis en conformité avant la tenue de l’Assemblé générale élective jeudi dernier. Ladite AGE qui a donné lieu à l’avènement de Charaf-Eddine Amara à la place de Kheireddine Zetchi. Décidément, du côté de l’instance, l’élection du premier nommé a été « validée » puisque son nom figure déjà sur le site de la structure internationale quand on fait un tour dans la case réservée à la FAF.

Par Mohamed Touileb
Avant qu’il n’abdique, Zetchi a, sans cesse, martelé que l’Algérie pouvait faire l’objet de sanctions émanant de la structure footballistique suprême sise à Zurich. Le président sortant de la FAF avait indiqué qu’« il faut qu’on trouve une solution face à cette crise (le processus de mise en conformité des statuts qui était bloquée par les autorités NDLR), pour information, la modification des statuts était prévue pour le mois de Mai 2020, mais elle a été reportée à maintes reprises à cause de la crise sanitaire. On doit agir rapidement. Le cas échéant, l’EN s’exposerait à des sanctions de la FIFA.» Finalement, le désormais ex patron de la balle ronde Dz n’a pas obtenu ce qu’il voulait de la part du Ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS). La validation de l’arrivée d’Amara s’est faite sans modification desdits statuts. Mais l’urgence est restée la même pour prouver que cette adaptation statutaire était vraiment inévitable.

La « bonne foi » suffisante ?
C’est pour cela que le successeur de Zetchi a déclaré que « la réforme des statuts est la priorité des priorités. Nous devrons mettre en conformité les statuts de la FAF avec ceux de la FIFA. Nous allons fixer les délais car nous voulons prouver notre bonne foi.» Celui qui a été élu avec 85% des votes (73 pour, 12 contre et 1 nul) a indiqué que « nous allons mettre en conformité les statuts à la première occasion. Nous le ferons dès que nous aurons la possibilité réglementaire de le faire. Avant le mois de juin, nous aurons terminé la préparation de la réforme des statuts. C’est un engagement que je fais. Il y a des discussions avec le Ministère, il y en a aussi avec la FIFA.»
Une preuve de bonne foi pour éviter les mauvaises surprises et le préjudice. En tout cas, Amara, qui a vu son nom apparaître sur le site de la FIFA comme une pré-validation de son arrivée, a précisé que « la FIFA accompagne les associations. Quand elle a la certitude qu’une association est « sortie du droit chemin » elle menace et sanctionne. Ce n’est pas notre cas.» Le PDG de Madar Holding se veut rassurant quant à la légitimité de l’AGE et son arrivée sur le fauteuil de la FAF. Il ne reste que la passation de consignes programmée pour demain (11h) au niveau du siège de l’instance fédérale à Dely Ibrahim.