On s’attendait à un communiqué qui devait révéler le nom du 4e club algérien à disputer les compétitions interclubs CAF, mais ce sujet sensible n’a pas été abordé lors de la réunion, tenue mardi, du Bureau Fédéral (BF) de l’instance algérienne de football (FAF). En revanche, les membres dudit comité ont tenu à réagir à la récente sortie médiatique de Cherif Mellal qui s’apparente à une nouvelle «dérive». Les esprits s’échauffent avant même le début de l’exercice.

Décidément, on ne peut jamais commencer une nouvelle saison sans les polémiques et les antécédents de celle écoulée. Dimanche, Cherif Mella, président des «Canaris», a animé une conférence de presse. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a tiré à boulets rouges sur les dirigeants de la balle ronde nationale. Il a notamment déclaré que «la FAF et la LFP ont dépassé les limites. La FAF est déjà illégale et elle n’applique pas les règlements» en notant que «la Commission de discipline n’a pas statué sur notre recours arguant qu’elle est incompétente. A ce que je sache, elle n’a pas été votée par l’assemblée générale, alors comment elle va statuer sur notre recours ?»
Plus frontale, le chairman du team de Tizi-Ouzou, a asséné : «Ceux qui les ont placés sont en prison et eux aussi doivent rendre des comptes devant la justice. C’est pour cela qu’on a demandé une tripartite et cela pour donner de bonnes bases à notre football, malheureusement on ne nous a pas écoutés» en estimant que «le MJS doit intervenir.»

«Il ne reste que ce scandale»
Mellal ne faisait pas partie des présidents emballés par la consultation écrite sortie par la FAF afin de décider du sort à réserver à la saison 2019-2020. Il a toujours estimé que son équipe pouvait prétendre au titre car elle était dans le coup étant logée à la 4e place avec 36 points à 4 unités du leader, le CR Belouizdad qui comptait, il faut le mentionner, deux matchs en moins. En étant hors du podium, les «Lions du Djurdjura» n’ont pas pu avoir une des trois places africaines auxquelles le trio final du championnat ouvre droit.
Ainsi, le CR Belouizdad et le MC Alger ont été désignés pour disputer la Ligue des Champions CAF alors que l’ES Sétif a eu le sésame pour prendre part à la Coupe de la confédération CAF. Des bruits de couloirs ont laissé entendre que c’est la JSK qui aurait le 4e strapontin étant donné que la Coupe d’Algérie a été annulée. Habituellement, le vainqueur du tournoi se qualifie à la C3 continentale.
Toutefois, récemment, ça parle d’un tirage entre les clubs qui sont toujours en lice dans l’épreuve populaire pour dégager l’heureux élu. En réaction à cette rumeur, le successeur de Mohand-Chérif Hannachi estime que «ce qui concerne ce tirage au sort dont ils parlent, il ne reste que ce scandale pour achever notre football. Ils (les responsables de la FAF, ndlr) doivent partir et rendre des comptes avant qu’il ne soit trop tard.»

De lourdes sanctions à venir
Cette sortie médiatique virulente n’a pas été du goût de la structure gérée par Zetchi qui a tenu à «dénoncer énergiquement le comportement et les attaques verbales du Président suspendu de la JS Kabylie qui ne rate aucune occasion pour dénigrer ses membres et défier toutes les instances du football et même les autorités publiques», comme noté dans le communiqué publié sur son site.
Par ailleurs, on peut lire que «ne se contentant pas de décider unilatéralement d’entamer les entraînements de son équipe, faisant fi des décisions de l’Etat algérien qui a prorogé la date de confinement au 30 septembre 2020 et de l’interdiction de regroupements et encore moins d’entamer les entraînements en raison de la fermeture des infrastructures sportives depuis le mois de mars 2020, ce dirigeant n’a cessé d’avoir une attitude provocatrice et insultante.» L’allusion est faite au stage de pré-saison qu’avait initié, sans autorisation, la direction de la formation tizi-ouzéenne à Akbou.
La FAF a haussé le ton en mentionnant que «le BF rappelle que toutes ces dérives ne resteront pas impunies puisqu’un examen minutieux sera fait des déclarations de ce dirigeant et que la FAF est dans son bon droit de recourir aux juridictions compétentes pour défendre son honorabilité. De plus, le BF fait appel aux autorités publiques pour mettre fin aux agissements de ce genre de dirigeant qui entretient la polémique et la division au sein de la famille du football national.» Le feuilleton semble interminable. n