Bien que contesté, Joshua Bondo arbitrera Cameroun – Algérie le 25 mars prochain au stade de Japoma (Douala). En effet, la Fédération algérienne de football (FAF) a récusé le referee Botswanais. Mais la Confédération africaine de football (CAF) n’a pas voulu revenir sur sa désignation.

Par Mohamed Touileb
Djamel Belmadi et ses protégés devront faire avec. Bondo sera, bel et bien, au sifflet du match Cameroun – Algérie dans 10 jours à Douala. C’est ce même directeur du jeu qui avait suscité l’indignation et la colère du sélectionneur national en septembre dernier.

Sa prestation de septembre dans les esprits
Pour rappel Bondo a dirigé la rencontre entre les « Fennecs » et le Burkina Faso (1-1) à Marrakech en septembre dernier. Et la prestation de l’homme en noir n’était pas terrible. « Il y a des choses que personne ne voit. Quand il y a des penalties aussi évidents, on doit avoir le courage, l’honnêteté de siffler ce qui doit être sifflé. Il y a un tacle à la 10e minute, ça donne un carton jaune. Dans la foulée, Ramy (Bensebaïni) tient le maillot d’un joueur et ça donne un carton jaune. On peut tenir un maillot et « casser » un joueur, et c’est la même sanction », avait contesté le premier responsable de la barre technique des « Verts ».
Le coach d’« El-Khadra » s’était indigné en notant que « ce n’est pas normal. L’arbitrage reste un gros chantier de la CAF. S’ils veulent que le football africain soit respecté, il faut revoir beaucoup de choses car les arbitres font ça en toute impunité ».
De ce fait, on ne peut clairement pas dire que retrouver Bondo soit réjouissant pour le successeur de Rabah Madjer. En tout cas, la FAF a tenté de changer les choses. Mais la structure footballistique continentale s’est voulue ferme. La décision initiale de confier la partie au Botswanais n’a pas lieu d’être reconsidérée. Il y a 4 jours, Charaf-Eddine Amara, président de la FAF, a indiqué que « la Fédération algérienne de football ne commente pas la désignation des arbitres. Les désignations se font chaque fois et nous n’avons pas de commentaires à faire ».

Il aurait menacé Belmadi
La structure footballistique a donc opté pour la voie administrative afin d’essayer de changer les choses. Cependant, la démarche s’est avérée non-concluante. Pour la CAF : « la menace proférée par Bondo lorsqu’il était 4e arbitre du match entre l’Algérie et la Guinée équatoriale » ne permet pas de tirer « des conclusions sans aucune preuve ». Les retrouvailles s’annoncent très tendus avec ce referee qui risque fortement de plomber la performance des camarades de Riyad Mahrez.
In fine, notons que la seconde manche au stade Mustapha-Tchaker (Blida) sera arbitrée par Bakary Gassama. Le Gambien ne suscite pas autant de polémique côté algérien. Dans tous les cas, les « Verts » ne doivent pas trop penser à ces paramètres car, concrètement, ce n’est pas l’arbitre qui va marquer des buts. n