Les efforts déployés pour diminuer les accidents de la circulation sont restés vains jusqu’à présent. C’est la conclusion que l’on pourra tirer des effrayantes statistiques dressées par l’inspection régionale de police du sud-est qui chapote les wilayas de Ouargla, El Oued, Biskra, Ghardaïa, Laghouat et Illizi.

Durant l’année dernière, 80 personnes auraient trouvé la mort sur les routes à travers le territoire de compétence contre 74 en 2017. Le bilan démontre également l’augmentation des accidents de la circulation dans la région du sud-est qui a consigné 1 595 accidents en 2018 (1 386 en 2017) faisant 1 718 blessés, soit 131 blessés de plus qu’en 2017, a-t-on appris de l’inspecteur régional (sud-est) de police Abdeslem El Almi, lors d’une conférence de presse de présentation du bilan annuel de 2018 concernant la région du sud-est. Au total, 1 588 cas des causes révélées concernent directement les facteurs comportementaux des usagers de la route et du non-respect du code. La défaillance technique du véhicule entre dans 6 cas d’accidents alors qu’un seul cas lié à l’environnement aurait été consigné. 1 595 de diverses natures responsables principales des accidents corporels en 2018 (1386 en 2017). Les accidents restent un grave problème de santé publique au niveau local et national, affirme Abdeslem El Alam. Malgré les mesures prises pour améliorer la sécurité routière, beaucoup reste à faire si l’on veut que le nombre de décès cesse d’augmenter, assure-t-il. En toutes circonstances, même sur des routes familières, le respect du code de la route est le mot d’ordre pour éviter les accidents corporels, affirme le premier responsable de la Sûreté régionale. «Ce nombre effrayant concerne uniquement la zone urbaine, alors imaginons le nombre enregistré en dehors de cette zone.
Il faut que tous les acteurs contribuent efficacement à la conception d’une politique routière nous permettant de diminuer les accidents de la circulation. » Une partie qui repose sur la dissuasion ne peut atteindre seule l’objectif visé. On ne peut pas compter sur le policier ou le gendarme pour mettre fin aux accidents routiers. L’approche dans ce cas n’est pas uniquement sécuritaire mais une approche globale. Tant que le nombre des victimes demeure élevé, nous sommes obligés à faire plus d’efforts et revoir et retrouver de nouvelles approches globales.

Contrôle et gestion  du mouvement routier
Dans le cadre préventif, les services de police au niveau régional ont installé 23 410 points de contrôle en 2018 (22 689 en 2017) qui ont permis de contrôler 673 621 véhicules (617 472 véhicules contrôlés en 2017). Durant la même année, 165 968 patrouilles pédestres et 244 462 patrouilles-voitures ont été effectuées, révèle le bilan d’activités de l’an 2018. Dans le cadre dissuasif, selon les services chargés du contrôle et de gestion du trafic routier, les conducteurs de sexe masculin ont commis la majorité des infractions routières enregistrées atteignant 7 918 délits routiers dont 54 commis par des femmes. On enregistre également 1 565 infractions de coordination, 28 657 retraits de permis (422 femmes) et 1 566 mises en fourrière (2 femmes).

Un policier pour  
257 habitants
Dans les activités de la police judiciaire concernant l’année écoulée, 3 770 affaires de crime contre les personnes ont été enregistrées dont 17 homicides et 31 tentatives d’assassinat, soit une hausse de 6.64% par rapport en 2017  (3 535 cas). 92.20% des affaires sont résolues.
Par contre dans les cas de violence contre les personnes, on a enregistré 2 645 de coups et blessures volontaires. Une légère hausse par rapport à 2017 (2 477 cas). La violence et insultes envers les parents est un phénomène en croissance avec 92 cas en 2018 (78 en 2017). Le rapport révèle également le nombre de cas de menaces qui a augmenté en 2018, 437 cas enregistrés (408 en 2017) impliquant 4 429 personnes dont 919 ont été relâchés.

Plus de vols en 2018
L’année a connu une augmentation considérable des vols simples (sans menaces ni violences), des cambriolages et vols de portables. Les services de la police judiciaire ont enregistré
1 888 vols en 2018 (1 312 en 2017) soit une augmentation de 43.90 %.
Durant la même période, 909 cas de cambriolages ont été recensé (751 en 2017) soit 21.08%. Les vols de portable ont également augmenté en 2018 enregistrant 1 846 cas soit une hausse de 11.33% par rapport 2017 (1 658 vols en 2017). Les actes de destruction de biens d’autrui ont aussi connu une augmentation, 553 cas en 2018 alors que 494 cas ont été recensés en 2017. Sur 4 238 personnes impliquées, 1 044 ont été libérés. 57% de ses affaires sont résolues, selon le même bilan. Durant 2018, la Sûreté a traité 212 affaires liées au port d’armes blanches alors qu’en 2017, 250 cas ont été enregistrés. Soit une réduction de 17.92%. Les infractions d’attroupements sont par contre stables, 22 cas en 2017 et 2018. Les affaires liées à la constitution d’association de malfaiteurs ont baissé de 6.90% soit 116 cas en 2018 face à 124 en 2017. 861 impliqués dans ce genre d’infraction dont 196 disculpés.
Infractions douanières en hausse
Selon les données révélées, 10 affaires de détournement et de gaspillages de fonds publics ont été enregistre en 2018 (12 cas en 2017). Dans le même contexte, les services de Sûreté ont enregistré 9 infractions douanières relatives à la législation douanière en 2018 (4 uniquement en 2017) et 20 infractions fiscales, contre 10 en 2017, soit une augmentation de 50%. 56 personnes sont impliquées, dont 9 libérées.
En 2018, 171 affaires ont été traitées en criminalité financière, selon le bilan dressé, contre 151 en 2017, soit 13.24 % de plus. En effet, 60 cas de fraude documentaire ont été enregistrés en 2018 (53 en 2017).
Dans le même contexte, 25 affaires liées à la fabrication de faux billets ont été enregistrées en 2018, contre 26 en 2017, ainsi que 83 cas de fraudes et escroqueries enregistrés en 2018 contre 68 en 2017. Soit une augmentation de 22.05%. La Sûreté régionale a traité durant la même période trois (03) affaires liées à la violation du droit d’auteur et droits voisins, 4 cas en 2017.
58,85 kg de drogue saisies en 2018
Selon le bilan de l’IRP, 811 affaires liées à la drogue ont été traitées en 2018 par les services de Sûreté à travers territoire de compétence. 798 en 2017 soit 13 cas de plus. Le commerce de drogue a sensiblement baissé tandis que la consommation a considérablement augmenté. En 2018, 401 affaires de consommation ont été consignées (389 en 2017). Une quantité de 58,85 kg de drogue et 23 466 comprimés psychotropes et 103 bouteilles saisis en 2018.
Le commerce de substances psychotropes a également augmenté en 2018 avec 102 affaires consignées (97 en 2017 ainsi que la consommation qui a enregistré une recrudescence de 67 affaires en 2017 a 104 affaires en 2018. Soit 37 cas de plus. 1 112 personnes impliquées dans ce genre de crime, 410 relâchées. Encore, 131 affaires liées au trafic ont été consignées en 2018 dont 128 résolues contre 108 affaires en 2017. Les opérations ont permis de saisir 7 710 bouteilles de vin, 74 véhicules et 104 020 unités de pétards en 2018 et 1 424 unités alimentaires. Le bilan fait également état de 66 111 instructions du Parquet établies dont 54 917 exécutées et 11 194 en cours d’exécution (67 144 instructions en 2017). Dans le même contexte, 1 346 décisions de justice ont été consignées en 2018, dont 714 réalisées et 632 en cours, selon le même rapport. n