Englobant 11 wilayas, l’Inspection régionale de la police du centre du pays a fait son bilan de l’exercice 2018 et révèle que près de 100 000 affaires criminelles ont été traitées, dont la moitié a été enregistrée au niveau de la capitale. S’exprimant lors d’une conférence de presse, organisée hier au Groupement de réserve et d’intervention (GRI) à Kouba (Alger), l’inspecteur régional de la police du centre, le contrôleur de police Rabah Mahmoud, a indiqué que les services de la police judiciaire du centre du pays ont enregistré 99 325 affaires, dont près de 70% ont été traitées, et fait part de l’arrestation de 85 849 personnes. Par wilaya, c’est sans surprise que l’on trouve la capitale au premier rang. La Sûreté de wilaya d’Alger a enregistré 48 006 affaires, dont près de 78% ont été traitées, et 43 476 interpellations, soit la moitié du total des affaires et des arrestations. Blida, Chlef et Tipasa suivent loin derrière.
Par catégories de crimes et délits, les atteintes aux personnes et aux biens représentent près de 28 000 affaires et 28 410 arrestations. Le nombre d’affaires pour coups et blessures volontaires s’élève à 14 632, soit près de la moitié, le nombre d’affaires de meurtres est de 44, dont seulement une affaire n’a pu être élucidée à ce jour. On compte également une recrudescence des délits de menaces et injures, soit 3 384 affaires. Sur le tableau du classement des crimes, on notera l’atteinte à la pudeur, avec 364 cas, suivie du crime d’incitation à la débauche, avec 250 cas, et les viols avec 109 cas.
Pour le trafic de drogue, le contrôleur de police donne le chiffre de 21 596 affaires constatées en 2018, observant une hausse de 49% comparativement à 2017. «Au final, nous avons saisi plus de 802,42 kg de résine de cannabis, 552 512 comprimés de psychotropes, 2,9 kg de cocaïne et 1 179,61 grammes d’héroïne», a-t-il révélé, avant de citer les crimes économiques et financiers, en hausse également (11,78%) dont le nombre a atteint 3 977 affaires. Les affaires d’escroquerie occupent le plus grand nombre de crimes enregistrés avec 501 cas, suivies des affaires de faux et usage de faux, 302 enregistrées. Les statistiques indiquent aussi que le nombre de crimes cybernétiques a connu une hausse en 2018 avec 1 063 affaires enregistrées, dont 793 ont été résolues. Concernant la violence dans les stades, «nous avons enregistré 41 interventions musclées», a indiqué, le haut responsable, précisant que «le nombre de personnes interpellées à l’issue de ces actes de violence par les services de l’ordre est de 1 005 alors que 867 ont été présentées devant la justice». Pour ce qui concerne le nombre de blessés, le responsable a déploré 38 cas, dont 28 policiers, outre la détérioration de 12 véhicules, dont 9 appartenant à la Dgsn. Par ailleurs, Rabah Mahmoud a indiqué que le nombre d’accidents de la circulation enregistré à travers les onze wilayas du centre est toujours inquiétant. «Au regard des statistiques effectuées par les différentes structures de la Dgsn, implantées à travers le centre du pays, le nombre de victimes entre blessés et décédés est toujours important».
En dépit des campagnes de sensibilisation menées par la Dgsn, le nombre d’accidents s’est élevé à
4 377, ayant fait 5 078 blessés et provoqué le décès 192 personnes. Les wilayas d’Alger, avec 771 accidents, Chlef, avec 734 accidents, et M’sila, avec 668 accidents, occupent le haut du tableau, précédant de loin les wilayas de Boumerdès et Bouira avec respectivement 203 et 226 accidents.<