L’examen du baccalauréat débute donc ce dimanche et concernera près de 732 000 candidats. Un rendez-vous annuel qui tient en haleine tout le pays par l’impact qu’il a sur l’avenir des jeunes et, également, sur les familles. Le Bac 2021 est également un vrai examen pour le gouvernement Djerad et surtout pour le ministre de l’Education nationale, Mohamed Ouadjaout. En sortiront-ils indemnes ?
Une question qui ne devrait même pas exister, parce que les premiers intéressés c’est avant tout les centaines de milliers de candidats dont la suite de leurs études dépend énormément de ce qui va se passer durant ces cinq jours, soit jusqu’au 24 juin. Donc, il faut reformuler la question : les jeunes lycéens sortiront-ils indemnes ? La réponse ne peut pas être un «oui» catégorique, et celui qui osera la donner sous cette forme devrait s’auto-exclure de toute action dans le secteur de l’éducation.
Le post-Bac est d’ores et déjà appréhendé par les jeunes candidats et (le lien est, depuis plusieurs années, automatique) leurs parents. Ce qui vient de se passer, avec les examens du BEM a de quoi faire peur à tout le monde. Les erreurs constatées dans certains sujets d’examen restent incompréhensibles et impardonnables. Cet épisode reflète, et ce sera difficile de le nier, l’insoutenable légèreté avec laquelle le secteur est géré. Ne s’agit-il pas de l’avenir des jeunes ? Ne s’agit-il pas de l’avenir de l’Algérie ? Une responsabilité qui demande de la clarté, dans les idées et dans toutes les décisions ! C’est d’une telle évidence que le rappeler équivaut à remettre en cause l’essence même de l’existence d’un système éducatif.
Quand la bonne organisation des examens n’est pas assurée, alors comment ne pas donner raison à tous ceux qui ont perdu l’espoir dans ce pays. C’est carrément un acte antipatriotique, et le terme est loin d’être assez fort.
Les années passent et les mêmes erreurs se répètent, sans qu’il y ait une remise en question du secteur. Les acquis dans l’Education restent encore et toujours autour des statistiques de places pédagogiques, du nombre de candidats, des classes, alors que les réussites sont encore en mode «recherche désespérément». Une situation qui ne pourra pas changer en bien s’il n’y a pas assez de clarté dans tout ce qui touche au «contenu» du système éducatif. Oui, «où va l’Algérie ?»
Toutefois, le plus important, c’est qu’au bout des cinq jours d’examen de ce Bac, ceux qui ont travaillé pour réussir soient récompensés.