Comme avec la Côte d’Ivoire en 2010, Vahid Halilhodzic a vu la Fédération japonaise de football (JFA) résilier son contrat. Il ne sera donc pas sur le banc des «Samouraïs» lors de la Coupe du Monde 2018 en Russie dans deux mois, malgré le fait qu’il soit l’architecte de cette qualification. Vahid libre, les Algériens s’en frottent déjà les mains. Question : le concerné va-t-il tendre la siennes ?

Raison principale de ce divorce ? Les deux contre-performances des Nippons lors de la date FIFA de mars. Le nul (1/1) contre le Mali et la défaite (2 buts à 1) contre face à l’Ukraine. Un couac n’étant pas été du goût de la presse locale qui a constaté que la sélection ne connaît « pas de progrès ». « Pas d’espoirs, nombreuses inquiétudes pour la Coupe du Monde », relevait Sports Nippon.
Désigné sélectionneur en mars 2015, « coach Vahid » aura tenu trois années à la tête du Japon le qualifiant à sa sixième Coupe du Monde de suite. Le Franco-Bosnien est devenu le premier technicien à qualifier, à la file, trois sélections différentes au Mondial. Cela n’a pas suffi pour consolider sa position et faire oublier les relations « conflictuelles » dans sa manière de coacher.
« Nous avons pensé que le nouveau sélectionneur devait être issu de la Fédération, étant donné qu’il ne nous reste plus que deux mois avant le Mondial » en Russie, a déclaré hier le patron de la JFA Kozo Tashima.

FAF : «Allô, Vahid !»
S’il n’a pas pu faire l’unanimité au pays du Soleil Levant, Vahid Halilhodzic a toujours la cote en Algérie. Le retour de celui qui a qualifié les « Fennecs » au second tour de la Coupe du Monde pour la première fois dans l’histoire serait l’idéal pour nombreux supporters Dz.
Il y a quelques mois, l’ancien sélectionneur d’« El-Khadra » avait laissé entendre qu’il envisageait de quitter le navire nippon. « Beaucoup de personnes m’ont critiqué malgré le fait que le Japon était en tête de son groupe. Si ça n’avait pas été le cas j’aurais évidemment accepté (ces critiques), mais beaucoup étaient des critiques gratuites », avait regretté début septembre l’ex-entraîneur du Paris SG (2003-2005).
Ayant flairé la discorde et son départ de la barre technique japonaise, la Fédération algérienne de football (FAF) l’aurait approché il y a deux semaines à Paris par l’intermédiaire d’un émissaire. Aussi, selon une source très sûre, le boss de l’instance fédérale, Kheireddine Zetchi, l’aurait eu au téléphone il y a une dizaine de jours.
Toutefois, cela ne veut aucunement dire que Halilhodzic sera de retour aux affaires techniques de l’EN. Surtout quand on connaît son tempérament. Il ne voudrait certainement pas travailler avec l’équipe dirigeante actuelle. Sachant que même le Président Abdelaziz Bouteflika n’a pas pu le convaincre de rester en 2017 après l’épopée brésilienne, on voit mal comment Coach Vahid dira « oui » à l’Algérie. Mais bon, les rebondissements, à tous les niveaux, ne sont pas à exclure. L’actuel driver des « Verts », Rabah Madjer, plus que jamais en danger, appréciera…