Après les discours haineux et irresponsable des dirigeants qui n’essaient jamais de calmer les esprits, on passe au niveau supérieur : l’acte de violence et l’agression commise par les officiels du club à l’encontre des teams visiteurs. Les rencontres ES Sétif – CR Belouizdad et AS Aïn M’lila – Paradou AC ont été marquées par des scènes désolantes et des faits hautement condamnables. La Ligue de football professionnel (LFP) se doit de sévir. Et de manière ferme !

Par Mohamed Touileb
Avant, on trouvait vite les coupables. On pouvait mettre ça sur le dos des «supporters». Toutefois, le fait que les matchs se jouent désormais sans public en raison de la situation sanitaire révèle, d’une manière claire, que la violence dans le foot n’a pas les gradins comme foyer.
Désormais, ce sont ces mêmes dirigeants qui n’hésitent pas à extérioriser leur animosité et le manque de fair-play. Ils optent pour l’intimidation avant la rencontre et l’agression au terme de l’explication si jamais le résultat de la partie ne leur convient pas. Notamment quand il y a de l’enjeu et que le championnat tend vers la fin.

Enjeux distincts et pratiques similaires
Qu’on joue pour le titre ou la survie, le recours est le même : la violence pour essayer de se faire justice ne considérant aucune valeur du sport ou loi. Une véritable jungle, c’est ce qu’est devenu notre football qui est, plus que jamais, livré à des voyous. Une élite ou les pratiques moyenâgeuses perdurent.
Les dirigeants, qui sont censés assurer la bonne gestion et élever la discipline, se retrouvent à promouvoir le voyoutisme endémique. Un mal qui semble avoir la peau dure. La sagesse et le bon sens ne semblent pas être les qualités premières des personnes qui se retrouvent en tribunes officielles. D’ailleurs, la majorité des dirigeants préfèrent rester sur la main courante. Ce qui donne déjà une idée sur l’anarchie qui règne dans le football circus et l’envie permanente d’en découdre et faire pression.
Il est inadmissible qu’un président ou un de ses collaborateurs commettent des actes incommodes. La permissivité est motivée par le laxisme de la Ligue de football professionnel (LFP) et la Fédération algérienne de football (FAF) qui ne vont jamais au bout des procédures disciplinaires avec des sanctions légères.

Mauvaise gestion, discours haineux et agressions
On bascule donc dans la récidive et l’impunité. Certaines personnes, qui se retrouvent réhabilitées malgré des preuves à charges de pratiques extra-sportives (tentatives d’arrangement), poussent la délinquance à l’extrême. Il y a même eu des repris de justice avec un casier judiciaire tâché qui s’étaient retrouvés à la tête de club de renommée. Ils ont longtemps dirigé la rue pour parvenir à faire pression et s’offrir une longévité aux commandes administratives.
Depuis longtemps, le sport roi est confié à des individus qui ont fait preuve de leur incompétence dans les gestions financière, humaine et le souillage des valeurs. Leurs pratiques sont caractérisées par les discours irresponsables et l’incitation et la haine. Désormais, ils s’en prennent tout simplement aux joueurs adverses pour les intimider afin de lever le pied ou les punir parce qu’ils les ont battus. La déchéance semble sans limite. Une débandade instoppable.