On le savait préalablement. Il n’y a pas de risque zéro. La Ligue des Champions a repris vendredi dernier après une longue période d’arrêt en raison du Coronavirus. A cause de ce dernier, l’UEFA avait décidé de changer le mode de compétition en optant pour un match sec à partir des quarts de finale. Une suite du tournoi qui se tiendra, non sans craintes, à Lisbonne (Portugal) sous la forme d’un « Final 8 ».

L’instance européenne du football (UEFA) se serait bien passé de cette mauvaise nouvelle qui vient jeter des appréhensions sur son « Final8 » prévu à partir de demain dans la capitale portugaise. C’est l’Atalanta Bergame et le Paris Saint-Germain qui ouvriront le bal à partir de 20h00.
Comme un symbole, les Bergamotes représentent une ville ravagée par la pandémie début mars alors que les Parisiens ont été sacrés dans un championnat de France qui n’est pas allé son terme. La désignation du champion a été faite sur les bases du mérite sportif en calculant la moyenne de points que le team de « Paname » aurait récoltés si le challenge national était allé au bout.

L’alerte Rouge et Blanche
Toutefois, les craintes ne proviennent pas de ce duel franco-italien mais celui qui mettra aux prises jeudi le RB Leipzig et l’Atlético Madrid. La direction des « Rojiblancos » a déclaré, dimanche dans un communiqué, que « Hier, samedi 8 août, tous les membres de l’équipe et de l’encadrement technique pour Lisbonne ont passé des tests PCR à la Cité des sports de Majadahonda (près de Madrid) comme l’exige le protocole de l’UEFA pour participer aux quarts de finale de la Ligue des champions», en précisant que « parmi les résultats connus ce jour (dimanche), figurent deux cas positifs qui sont confinés à leur domicile respectif et dont les noms ont immédiatement été communiqués aux autorités sanitaires espagnoles, portugaises, à l’UEFA, à la Fédération espagnole, à la Fédération portugaise et au Conseil supérieur des sports.»
Les deux joueurs contaminés ne prendront donc pas part à la compétition phare. Mais cette mauvaise nouvelle reste tracassante pour les organisateurs du tournoi. Même si l’UEFA a déjà anticipé un éventuel scénario catastrophe afin que la campagne 2019-2020 de la C1 aille à son terme. Ainsi, elle s’évitera des pertes financières très conséquentes et mènera au bout l’édition en cours.
Dans cette optique, la structure footballistique phare du Vieux Continent a précisé, il y a 6 jours de cela, que « si un ou plusieurs joueurs ou officiels d’un club sont testés positifs au COVID-19 à l’issue des tests effectués (…) Le match se déroulera comme prévu, à moins que les autorités nationales/locales de l’un et/ou l’autre des clubs impliqués ou du site accueillant la rencontre (dans le cas d’un pays neutre) ne requièrent qu’un grand nombre de joueurs, voire l’équipe entière, soient mis en quarantaine.»

L’ « antidote » réglementaire de l’UEFA
Par ailleurs, l’organe suprême de la balle ronde en Europe a informé que « lorsqu’un club n’est pas en mesure d’aligner au moins treize joueurs de la liste A ou qu’il ne dispose d’aucun des gardiens inscrits, l’UEFA peut autoriser la reprogrammation du match dans les délais fixés à l’alinéa I.3.1, pour autant que les autorités nationales/locales procèdent à de nouveaux tests afin qu’un nombre suffisant de joueurs (au moins treize, dont un gardien au minimum) soient en mesure de participer au match. Et le club pourra aligner des recrues ou joueurs qui n’ont pas été inscrits auprès de l’UEFA» Ce cas de figure a été accompagné d’une précision de taille qui note que « s’il est impossible de reprogrammer le match dans les délais fixés (…), le club qui n’est pas en mesure de jouer sera tenu pour responsable du non-déroulement du match, et l’Instance de contrôle, d’éthique et de discipline de l’UEFA le sanctionnera alors d’une défaite par forfait sur le score de 0-3.» Avec cette prise de position, l’UEFA « immunise » clairement son épreuve phare qu’elle envisage de boucler d’ici le 23 août prochain, jour de finale. Si l’institution a trouvé le modèle de programmation idéal pour la reprise de la C1, le facteur sanitaire pourrait venir tout chambouler. Surtout que la suite du « knockout stage » s’étale sur près de deux semaines durant lesquelles il sera compliqué de recaser une rencontre. Les choses peuvent aller très vite avec une pandémie qui a déjà contraint le monde du foot à se passer des supporters dans les gradins. Quant aux joueurs, ils doivent assurer un minimum de spectacle pour une discipline qui aurait connu une récession certaine si les fédérations nationales n’avaient pas sauvé les meubles en faisant en sorte que les championnats aillent au bout. n