Le successeur de Liverpool sur le toit du Vieux-Continent sera connu ce soir. Pour l’avènement, il y aura deux candidats. Il s’agit du Paris Saint-Germain, qui dispute sa première finale de Ligue des Champions, et du Bayern Munich qui enregistre sa 11e postulation pour le sacre avec 5 consécrations dans la musette. L’explication franco-allemande se jouera ce soir (20h) au stade de la Lumière à Lisbonne (Portugal).

Un habitué, le géant Bavarois, et un team qui découvre le prestige d’un duel ultime de C1. A priori, quand on compare les cartes de visite, les Allemands partent favoris. Mais ce n’est pas ce qui décidera du sort de cette opposition au sommet. Une finale se gagne. Et les Munichois, qui en ont déjà perdues cinq, ont une certaine forme de guigne qu’ils devront chasser pour ce rendez-vous majeur.
En tout cas, cette année, les quintuples champions d’Europe semblent très bien armés pour décrocher leur 6e étoile et rattraper Liverpool, détenteur du titre, qui en compte 6 à son actif. Le Milan AC, 7e fois primé, ne sera qu’à une longueur alors que le Real Madrid domine outrageusement la hiérarchie avec 13 couronnes dont les trois légendaires décrochées en 2016, 2017 et 2018 sous les ordres de Zinedine Zidane..

Les atouts du PSG
Le PSG, demi-finaliste en 1995, quant à lui, est en quête d’un premier triomphe en la matière. En Europe, la formation de la capitale française a déjà soulevé la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupes (C2) en 1996. Toutefois, la coupe aux grandes oreilles est l’objectif majeur du PSG depuis la venue des Qataris à la tête de la direction. Et ils n’ont jamais été proches de le réaliser.
Pour ce banquet final, les Parisiens ont de sérieux atouts à présenter. Notamment la présence de deux génies du football comme Neymar, auteur de superbes prestations en quart et demie contre l’Atalanta Bergame (3-1) et Leipzig RB (3-0) dans l’ordre, et Mbappé qui aime les grand rendez-vous. A 21 ans, le « Frenchy » peut déjà compter une Coupe du Monde et une Ligue des Champions dans son CV. De quoi faire monter sa cote encore en flèche. Pour le Brésilien, il a déjà brandi le trophée avec le FC Barcelone en 2015 en battant la Juventus Turin (3-1) en finale.

Domination locale
C’était deux années après que le Bayern a décroché sa dernière LDC en écartant le Borussia Dortmund. Manuel Neuer était déjà là à l’époque ainsi que Boateng et Müller. « La différence avec 2013 est que nous avons plus des meilleurs joueurs à tous les niveaux alors qu’à l’époque, on a gagné avec moins de (top) joueurs », se rappelle le portier champion du Monde avec l’Allemagne. Il estime aussi qu’ « On a une classe de joueurs au-delà des 18 membres de l’équipe, c’est fantastique les joueurs que nous avons.»
Emmené par Robert Lewandowski, qui a planté 15 banderilles depuis le début de la campagne européenne et à deux réalisations d’égaler le record de buts Cristiano Ronaldo sur une édition, sur le front de l’attaque, l’octuple champion de Bundesliga en titre et détenteur de la Coupe allemande a le plein de confiance. Surtout quand on sait que Thomas Müller & cie restent sur une série de 21 rencontres sans défaite. Dans le camp en face, les camarades de Di Maria ont, eux aussi, été désignés champion de France en plus d’avoir gagné la Coupe de la Ligue et la Coupe de France. Après l’hégémonie locale, les deux prétendants du jour chercheront à asseoir leur suprématie sur l’Europe dans un affrontement qui promet d’être spectaculaire. n