Strasse et paillette, football technique et palette. Le Real Madrid et le Bayern Munich s’affrontent ce soir (19h45) à l’Allianz Arena (Allemagne) pour le compte de la demi-finale «aller » de la  Champions League. Deux véritables habitués à ce stade de la compétition. Notamment lors des dernières saisons. Les Madrilènes disputeront leur huitième demi de suite. Quant aux Munichois, ils joueront la 7e lors des 8 années écoulées. D’ailleurs, lors du défunt exercice, les deux prétendants du soir se sont expliqués en quarts et le dernier mot était revenu aux Espagnols à l’issue d’un match rocambolesque où les décisions arbitrales étaient très contestées. Revanche dans l’air !

C’est l’affiche la plus récurrente en C1. Le Real et le Bayern ont vu leurs chemins se croiser à 24 reprises déjà. Ça sera donc la 25e confrontation dans l’histoire. La 7e lors d’une demi-finale européenne. Pour le bilan, c’est l’égalité parfaite entre les deux institutions qui comptent 11 victoires chacune pour 2 scores de parité avec 36 buts pour le Bayern contre 37 pour le Real. Cependant, l’ascendant psychologique sera certainement dans le camp des Espagnols qui restent sur une qualification contre les Bavarois enregistrée lors de la dernière édition qu’ils avaient remportée pour signer un doublé européen. Aussi, les «Merengues» restent sur 5 victoires de rang contre le team de la Bavière avec 13 buts inscrits pour 4 concédés seulement. Toujours pour ce qui est des chiffres, Cristiano Ronaldo a inscrit neuf buts en six rencontres contre le sextuple champion d’Allemagne sortant, sept sur ses trois derniers matches. Mais ce soir, ça sera une autre paire de manches avec des compteurs qui seront à 0 au coup d’envoi.

CR7, l’atout
par excellence
A chaque match de LDC que les doubles champions d’Europe jouent, il est impossible de ne pas évoquer CR7. Comment ne pas le citer alors qu’il est le buteur historique de la compétition avec ses 121 réalisations et qu’il est le meilleur baroudeur de l’édition en cours avec 15 unités? Comme le veut la coutume, le Portugais se transcende quand il écoute l’hymne de la Champions League. Même avec un départ poussif en Liga, il a répondu présent dans l’épreuve européenne depuis le lancement de cet opus 2017-2018. Il est, d’ailleurs, devenu le premier joueur à marquer au moins une fois lors de chacun des six matchs du premier tour. Lors de la phase de mort subite, il a aussi trouvé la faille lors de chacune des 4 rencontres. Que ce soit en huitièmes de finale contre le Paris Saint-Germain (doublé à l’aller et un but au retour) ou la Juventus Turin (doublé à l’aller, dont ce magnifique retourné, et un but au retour sur penalty), le quintuple Ballon d’Or a fait parler la poudre. Jérôme Boateng, le longiligne et colosse défenseur du Bayern, reconnaît qu’“Il est impossible d’étouffer totalement Ronaldo et on ne peut l’arrêter qu’en équipe. De toute façon il a toujours des occasions dans un match, parce qu’il a des super appels de balle et un timing excellent. Et en plus, le jeu du Real est réglé sur lui”. La crainte est inévitable face à “un attaquant ne peut pas être plus complet que Ronaldo. Pied gauche, pied droit, tête, il maîtrise tout. Et devant le but, c’est une machine. En tant qu’équipe, il est donc très important pour nous de rester compacts et de lui laisser le moins d’espaces possibles”, prévoit Le taulier de la «Mannschaft». Pas une mince affaire.

Bayern : la guigne chassée ?

En ralliant le « final four » pour la 11e fois de son histoire dans l’épreuve phare du foot européen, le Bayern a égalé le FC Barcelone pour revenir à deux longueurs du Real qui jouera sa 13e. Si on fait les comptes, on remarquera qu’une fois que le pôle de Madrid atteint le dernier carré, il remporte toujours le titre par la suite. Ce n’est pas le cas du team de Munich qui ne compte « que » 5 consécrations à ce niveau. Néanmoins, on notera que les Allemands ont pu rejoindre la demi-finale après avoir sorti le FC Séville. Une qualification ayant mis fin à une série de quatre éliminations de suite contre des franchises ibériques (Real Madrid en 2016/17, Atlético de Madrid en 2015/16, FC Barcelone en 2014/15 et Real Madrid en 2013/14). C’était toujours aux portes de la finale. Tout d’une malédiction. Niveau bilan, les coéquipiers de Franck Ribéry comptent 10 victoires pour autant de défaites contre des formations espagnoles sur des matches aller-retour. Une tendance à confirmer dès ce soir dans une explication qui dilatera certainement les pupilles des amoureux de la balle ronde. Football plaisir !