Les miracles ne surviennent pas tous les jours, mais l’AS Rome a envie d’y croire pour disputer la deuxième finale de Ligue des Champions de son histoire. Ce soir (19h45) à le Stadio Olimpico, les Romains devront refaire un retard de 3 buts face à Liverpool FC qui les a surclassés 5 buts à 2 à l’aller il y a 6 jours.

À Anfield, la « Louve » a donné l’impression d’y avoir laissé quelques morceaux de sa fourrure. Devrait-on croire que la peau est déjà vendue ? Certainement pas. Même si la probabilité est élevée.
En quart de finale face au FC Barcelone, un but d’Edin Džeko à Nou Camp face au FC Barcelone (défaite 4/1) a suffi pour faire pencher la balance lors d’un homérique second acte en Italie conclu par une éclatante victoire 3 buts à 0 des « Giallorossi ». Les coéquipiers de Kostas Manolas ont signé une superbe « remontada » en faisant boire la tasse au « Barça » de Lionel Messi muselé lors des deux parties.
La « furia » de ce gigantesque exploit a vite été éteinte lors de la première demi-finale contre les Liverpouldiens. Daniel De Rossi s’est lourdement incliné à Liverpool. Avec deux buts et deux passes décisives, Mohamed Salah, ancien de la maison, a joué un rôle majeur pour porter son équipe qui semble avoir un pied en finale.
Toutefois, après sa sortie, les visiteurs ont pu réduire la marque et trouver la faille par deux fois en fin de mach. Ce soir, les réalisations de Edin Džeko et Diego Perotti pourraient ne pas être anecdotiques. A condition que le team de Rome sorte une nouvelle grosse prestation pour combler de déficit au tableau d’affichage. Le bilan de la «Louve » contre les clubs italiens à domicile contre des clubs anglais est de 9 victoires, 3 nuls et 4 défaites. Ceci sans compter la défaite à domicile en finale 1984 contre l’adversaire du soir.

Les deux camps croient en la finale
L’entraîneur de la formation de la capitale transalpine, Eusebio Di Francesco, ne voulait pas baisser les bras à l’issue du premier épisode en Angleterre. « C’est un match différent de celui à Barcelone. Nous avons eu un excellent départ, puis nous avons perdu un peu la tête et notre capacité à rester dans le match. Pendant 50 minutes, nous n’avons pas bien fait les choses. Nous devons y croire pour le match retour. Il faut y croire parce que tout est possible dans le football même si ça ne sera pas facile. Mais nous avons déjà accompli quelque chose d’important », rappelait-il.
Pour sa part, son homologue Jürgen Klöpp, croit, et c’est logique, que ses poulains ne se feront pas avoir comme des bleus. « Une nouvelle remontada de l’AS Roma ? Nous ne sommes pas Barcelone, c’est l’une des deux ou trois meilleures équipes au monde (…) nous nous battrons avec tout ce que nous avons », anticipe le driver allemand qui pourrait, peut-être, devoir composer sans son adjoint de toujours Zeljko Buvac qui aurait décidé de claquer la porte pour des « raisons personnelles ». On ne sait donc pas si celui qui est bras droit de l’ex-entraîneur du Borussia Dortmund depuis 17 ans sera sur le banc. En tout cas, l’information, révélée par « The Mirror », aurait été démentie par la direction les « Reds » via le journal Liverpool Echo. Sa position au club «reste intacte» et ne sera pas «affectée» par cette période d’absence pouvait-on lire.

Salah en terrain connu
En tout cas, en comptant un joueur comme Mohamed Salah dans ses rangs, Klöpp peut être légitimement confiant. L’Egyptien a joué un rôle prépondérant lors de la première manche sur les bords du Merseyside. Muet face à Stoke City samedi dernier (0/0) en Premier League, le « Pharaon » connaît bien les lieux où se jouera la partie ce soir.
Ayant trouvé le chemin des filets à 10 reprises depuis le début du tournoi, tout comme son coéquipier Roberto Firmino également 2e meilleur passeur avec 7 offrandes, il sera à surveiller comme le lait sur le feu par la défense du 3e de la «Serie A». Etant donné qu’il lui avait fait très mal à l’«aller », il aura l’ascendant psychologique et cela pourrait se traduire sur le plan numérique et au score final.
Néanmoins, les « Reds » ne seront pas en terrain conquis. Ils ont fait la moitié du chemin pour espérer jouer la 10e finale de leur histoire mais il faudra franchir la ligne d’arrivée sains et saufs après cet ultime affrontement au Colisée. En gros, ça sera comme pour les «Gladiateurs» : une question de vie ou de mort.