Le chef de la diplomatie considère comme «importante» la réforme de la Ligue arabe et appelle ses pays membres à sa réalisation pour relever les défis régionaux et internationaux auxquels elle fait face. Cette considération vaut pour Sabri Boukadoum une déclaration qu’il est possible de changer l’actuel fonctionnement de la «Jamia’a». Il s’agit également, pour lui, de fixer un objectif à son prochain sommet qui doit se tenir à Alger dans les «meilleurs délais».

Le ministre algérien des Affaires étrangères s’est exprimé au sujet de la Ligue, mercredi 9 septembre, lors des travaux de la 154e session de son Conseil ministériel, sous la présidence du ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad El Maliki.
M. Boukadoum y a réaffirmé «la volonté et la détermination de l’Algérie d’abriter le 31e Sommet arabe dans les meilleurs délais, étant donné que les mesures de son accueil ont été lancées depuis quelques temps», ajoutant que ce point avait été abordé lors de la visite en Algérie du Secrétaire général de la Ligue arabe, en février dernier, mais dont la propagation de la Covid-19 a empêché la tenue dans les délais fixés. Le ministre a précisé, à ce propos, que l’Algérie était en contact permanent avec le Secrétariat général de la Ligue arabe sur ce sujet jusqu’à ce que les conditions sanitaires nécessaires soient réunies pour fixer un nouveau rendez-vous pour la tenue du Sommet à Alger.
Il a indiqué que le dossier de la réforme de l’action arabe commune figurait «en tête des ateliers que nous considérons tous importants et prioritaires», un dossier qui s’impose plus que jamais, eu égard à la relation entre le rôle de la Ligue arabe et la réforme de ses structures et des moyens de sa gestion pour mieux répondre aux défis régionaux et internationaux».
C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, il est temps d’accorder à ce dossier l’importance qu’il requiert, en traduisant les efforts déployés des années durant en décisions palpables qui restitueraient à la Ligue le rôle escompté, précisant que «nous voulons une Ligue qui réunit et qui soit respectée par tous, une Ligue sur laquelle nous pouvons compter».
Selon le chef de la diplomatie algérienne, un intérêt particulier doit être accordé au volet finances, en recherchant les voies idoines permettant de tirer profit, de la meilleure façon qui soit, des affectations que consacrent les pays membres, notamment en cette conjoncture difficile par laquelle passent les Etats arabes. «C’est ce que nous attendons du prochain Sommet à Alger que nous souhaitons ériger en une station décisive dans le processus de réforme de l’action arabe commune, tout comme ce fut le cas pour le Sommet d’Alger de 2005.» <