Se tiendra ? Ne se tiendra pas ? La 20e journée de Ligue 2 s’écrit au conditionnel après que 14 clubs sur les 16 qui jouent dans ce palier, soutenus par 7 teams de Ligue 1, ont décidé le boycott. Une démarche motivée par les difficultés financières auxquelles ils sont confrontés depuis le début de l’exercice en cours. La menace plane, mais Abdelkrim Medouar, président de la Ligue de football professionnel
(LFP) est convaincu que ce round se jouera. A défaut, il compte sévir.

Medouar n’a pas voulu jeter de l’huile sur le feu et a opté pour la diplomatie pour que les boycotteurs reviennent à de meilleurs sentiments et annulent leur décision : «je suis persuadé que les présidents des clubs vont faire preuve de sagesse et revenir à la raison, en disputant cette 20e journée à sa date initiale. Les dirigeants de ces équipes privilégient avant tout l’intérêt de leurs clubs», a indiqué le patron de la LFP sur les ondes de la radio nationale. Le Bureau fédéral de son structure n’a même pas envisagé le report de la 20e étape malgré le fort risque de la voir perturbée par cette démarche. A ce sujet, Medouar a été clair et intransigeant : « si les clubs persistent à boycotter la journée de samedi, le règlement pour ce cas de figure sera appliqué à la lettre », a-t-il averti. Que risquent les équipes qui ne seront pas sur les différentes pelouses du pays cet après-midi ? Le règlement prévoit la défaite sur tapis vert assortie d’une défalcation de trois points.

Licence de substitution
Pour donner plus de crédibilité à leur intention de ne pas animer les matchs de la 20e journée, les chairmen des 14 sigles protestataires ont donné leurs licences à Mourad Lahlou, premier responsable du directoire du NA Husseïn-Dey qui évolue dans le palier suprême. Malgré cela, Medouar a présenté une alternative pour mettre les dirigeants des teams de la Ligue 2 devant leur responsabilité. Le successeur de Mahfoud Kerbadj a, tout simplement, envoyé des licences de substitution. « La Ligue a envoyé des documents comportant la photo du joueur, son nom et prénom pour faire office de licence le jour du match », révèle Medouar qui note que « c’est un document officiel qui remplace les licences originales qui sont en possession de Lahlou, dont je ne comprends pas la position.»  L’argent risque donc de plomber le déroulement de l’exercice en cours qui risque de fortes perturbations si une solution n’est pas vite trouvée par les instances dirigeantes. Que ce soit du côté de la Fédération algérienne de football (FAF) ou la LFP. Les finances au rouge, ce n’est pas une nouveauté. Sauf que, cette fois, il n’y a pas avec quoi subventionner. Habitués à toucher des aides de l’Etat, les sigles « pro » ont, pour cet séquence 2019-2020, été «privés» des droits de retransmissions télévisées. La raison ? La LFP n’a toujours pas touché la totalité de l’indemnité du contrat signé avec l’EPTV. C’est l’expectative…n