Invaincue jusqu’à son 12e sortie en Ligue 1 Mobilis, la JS Kabylie a fini par craquer lorsqu’elle a rencontré l’USM Alger, qui lui a chipé le leadership du championnat. Une défaite de laquelle les «Canaris» semblent avoir du mal à s’en remettre.

Pour preuve, ils n’ont gagné qu’un seul de leurs 5 derniers matchs pour 1 victoire et 2 défaites dont deux de suite pour clôturer la phase «aller». On peut dire que la trêve tombe à pic pour le team de Tizi-Ouzou, battu vendredi par le CA Bordj Bou Arréridj (1/0), qui tentera de se reprendre afin de concourir pour le titre. Et ce, même si la direction, par le biais de son président Chérif Mellal, assure que finir champion n’est pas l’objectif premier. Dauphin, après 15 rounds, on voit mal comment les Kabyles rechigneraient à remporter le bouclier. Quoiqu’ils puissent prétendre.

 

Par Mohamed Touileb
L’épisode du report du duel USM Alger – JS Kabylie semble avoir laissé quelques séquelles dans le camp des «Lions du Djurdjura». Sans compétition officielle pendant trois semaines, les poulains de Frank Dumas ont payé leur «inactivité» en se faisant battre, le 9 novembre dernier, par les «Rouges et Noir» (33 points). Les «gars de Soustara» ont pris leurs distances dans le ranking et comptent désormais 7 longueurs d’avance et une rencontre en moins, face à l’ES Sétif, à disputer. Les Usmistes pourraient compter une marge de 10 unités en cas de succès en mise à jour contre les Sétifiens. Une avance conséquente que les coéquipiers de Benyoucef essayeront de rattraper lors de la seconde moitié de l’exercice 2018-2019.
Trêve à pic
La pause footballistique, qui durera jusqu’au 29 décembre prochain, devrait permettre au coach Frank Dumas de réajuster ses plans dans l’optique d’attaquer de la meilleure manière qui soit la deuxième partie de la saison. Au sortir de la défaite infligée par le CA Bordj Bou Arréridj, le patron de bare technique a, néanmoins, reconnu que ses poulains «n’ont pas été à la hauteur sur tous les plans» pour espérer sortir invaincus voire vainqueurs de cette explication avec les «Criquets Jaunes». Le technicien française n’a, cependant, pas manqué de souligner la prestation désastreuse de l’arbitre de Bessiri : «Je n’ai jamais critiqué l’arbitrage auparavant, mais aujourd’hui c’est une catastrophe. Il a cassé notre rythme à cause de ses décisions. Il permettait à chaque fois à l’équipe adversaire de récupérer», s’est-il plaint non sans avertir que : «Je n’accepterai pas un tel arbitrage une deuxième fois. Aujourd’hui, je l’ai accepté, mais pas la prochaine fois. Il est impossible de jouer avec un arbitre qui siffle sans cesse. C’est simple, si cet arbitre est désigné une nouvelle fois pour arbitrer la JSK, je démissionnerai.» La frustration et la tension étaient palpables.
Mellal dans tous ses états
Par ailleurs, ce CABBA – JSK a été marqué par le nouveau coup de gueule du chairman tizi-ouzéen, Chérif Mellal. Ce dernier a été suspendu récemment par la Commission de discipline de la Ligue de Football Professionnel (LFP) après ses propos au vitriol à l’encontre du patron de l’instance, Abdelkrim Medouar.
Le successeur de Mohand-Chérif Hannachi au poste de président a même défié la LFP en indiquant qu’il «n’accepte pas cette sanction, pour moi, cette ligue n’a pas d’agrément. Donc, elle n’a pas le droit de me sanctionner.»
En outre, tout comme son entraîneur, Mellal s’est payé le referee : «Vous me parlez de la défaite, alors qu’il y a une mauvaise organisation. Je vous le dis et je le redis, je ne me tairai pas devant un arbitrage pareil et devant les décisions du commissaire du match aux ordres. On doit tous dénoncer ce qui se passe» prédisant que «si on continue comme ça, ca sera la catastrophe.»
Le boss du board de la JSK va plus loin dans ses déclarations au point d’évoquer la théorie du complot désormais classique dans notre championnat. Selon lui : «C’est une défaite qui a été préparée. Vu les conditions, c’était impossible pour nous de revenir avec un bon résultat.
Tout le monde était contre nous, y compris l’arbitre qui était vicieux. Comment ajoute-t-il trois minutes alors qu’il y avait plus de dix minutes perdues.
C’est incompréhensible.» Malgré ce revers, le sigle le plus titré en Algérie restera dauphin. S’en contentera-t-il au moment où le maintien a été fixé comme objectif pour la direction ? On voit mal pourquoi les Canaris joueraient petit-bras après ce qu’ils ont montré à mi-chemin.n