De mal en pis, c’est ainsi que va la JS Kabylie. Le club mythique de l’Algérie risque sérieusement d’aller faire un tour par la deuxième division pour la saison prochaine. On a longtemps pensé que le départ de l’ex-président Mohand-Chérif Hannachi ferait en sorte que le club aille mieux. Mais il n’en fut rien. Lakhdar Madjene puis Chérif Mellal ont pris les rênes de la maison tizi ouzéenne. Sans succès. Manifestement. La sonnette d’alarme a été définitivement tirée après le nouveau revers (2/0) contre l’USM El-Harrach, il y a deux jours.

Vendredi était un véritable tournant et les Canaris l’ont raté. Pire, ils n’ont pas montré grand-chose pour bien le négocier et Ziri Hammar l’a reconnu au sortir de la rencontre face aux Banlieusards d’Alger. « Je pense que nous avons commis beaucoup d’erreurs. On n’a pas su gérer les débats. Après, il ne faut pas trop chercher d’excuses. Il ne sert à rien de continuer à parler de cette rencontre. Maintenant, il faut tirer les enseignements de ce match et penser à nos prochaines rencontres », a réagi l’ancien sociétaire de l’USM Alger.
Hammar sait pertinemment que lui et ses camarades se sont mis dos au mur avec ce résultat négatif contre un concurrent direct pour le maintien. « Je ne vous cache pas qu’on voulait au moins repartir d’El Harrach avec le point du match nul. Au final, nous n’avons rien eu. C’est le football. Il faut savoir accepter cette défaite et penser à la suite de notre parcours en championnat pour se ressaisir. Il est clair que la tâche sera difficile, mais nous restons persuadés qu’on a les moyens de s’en sortir. Il n’est pas question que la JSK descende en Ligue 2 mobilis. Il reste encore beaucoup de matchs en jeu. Nous devons mettre la main dans la main et continuer à travailler pour permettre à l’équipe de s’en sortir inch’Allah », a-t-il rassuré.
Les intentions ont besoin d’être matérialisées sur le terrain et les « Lions du Djurdjura » sont carrément en train de céder leur territoire. De se faire marcher dessus dans une lutte acharnée pour la survie.

Un calendrier qui n’arrange pas les choses

Huit matchs, et pas des moindres, c’est ce qui reste pour Nassim Yattou & cie pour tenter d’éviter que la guillotine ne leur tombe sur la tête. Ils devront charbonner pour engranger le maximum de points. D’autant plus qu’il n’y aura plus de confrontations «à couteaux tirés» avec les concurrents « ultra-directs » (relégables) pour le sauvetage. Pire encore, la « Chabiba » devra se mesurer à d’autres prestigieux sigles qui se trouvent dans la première moitié de tableau. Qui jouent les premiers rôles même.
A commencer par le MC Alger (4e, 34 points) dès la prochaine journée avant d’aller défier l’US Biskra dans sa citadelle. Par la suite, ils accueilleront l’ES Sétif (5e, 33 points), l’O Médéa (9e, 25 points) et l’USM Alger (3e, 35 points) comme suit. Entre deux réceptions, il y aura des voyages chez le CR Belouizdad (10e, 24 points) ainsi que… le CS Constantine et le MC Oran qui ne sont autres que l’actuel leader et son dauphin. C’est chaud chaud chaud pour la franchise la plus titrée en Algérie.
Moyennement, il faut avoir 36 à 38 points pour ne pas descendre. La cagnotte actuelle de la JSK en affiche 22. Il faudra donc prendre 16 unités (marge ajoutée) sur les 24 qui restent en jeu pour réussir la mission. Cela s’annonce très très très difficile au vu de ce que les poulains de Youcef Bouzidi ont montré jusque-là. n