Le CR Belouizdad a acté, mardi en réception de l’US Biskra (succès 2-0) son 3e sacre de suite en Ligue 1 et le 9e de son histoire. Un précédent dans l’histoire du championnat algérien. La domination locale du Chabab semble outrageuse. Si les deux précédentes consécrations étaient intervenues dans un contexte spécial lié à la COVID-19, celle de cette édition 2021-2022 ne souffre d’aucune contestation.

Par Mohamed Touileb
Le contexte change mais pas la finalité. Le «Chabab», qui a frôlé la relégation il y a 3 ans, semble bien parti pour régner sur le plan domestique dans l’avenir. Pour la première fois, un club parvient à enchaîner trois titres de suite. En 2000 et 2021, les Belouizdadis, avec la génération de Bakhti et Talis, avaient réussi à préserver leur bien.
Ça coince en Afrique
Désormais, celle de Bouchar est assurée de rester longtemps dans les annales de la balle ronde Dz avec cette passe de trois. Le bilan est de 20 victoires, 7 nuls et 4 défaites. Ils sont donc 4 clubs seulement à pouvoir se vanter d’avoir battu le champion d’Algérie. Il s’agit du NC Magra, la JS Kabylie, le MC Alger et le HB Chelghoum Laïd. Ce dernier a nottament réussi l’exploit de battre les Rouge et Blanc dans leur fief du 20 août 1955 (Ruisseau).
Ledit revers était intervenu après l’élimination en Ligue des Champions CAF contre le Wydad Casablanca, vainqueur de cette même épreuve lundi dernier contre Al-Ahly SC. Les Chababistes avaient été surpris à domicile (0-1) au stade 5 juillet 1962 (Alger) avant d’accrocher les Casaouis au Maroc (0-0). C’est pour dire que les protégés de Marcos Paqueta étaient sonnés et frustrés par cette sortie de route alors que la compétition continentale faisait partie de leurs objectifs principaux pour la séquence footballistique en cours.
Bien qu’ils disposent de la co-meilleure attaque du championnat avec la JS Saoura (51 buts), les gars de Laâquiba ont montré beaucoup trop d’imprécisions dans la campagne africaine malgré un jeu bien attrayant mis en place par l’entraîneur. Beaucoup d’occasions ont été créées dans certaines sorties sans parvenir pour autant à les concrétiser.
Se renforcer pour ne pas faiblir
Ce manque de réalisme aura été préjudiciable car il a débouché sur une sortie assez prématurée et dès le début de la phase à élimination directe. Ça restera la seule ombre au tableau pour les héritiers d’Ahcen Lalmas qui devront essayer de faire mieux dès l’opus 2023 de ce challenge interclubs en Afrique. Pour cela, il faudra certainement recruter un avant-centre plus clinique devant la cage et qui ferait mieux qu’Aribi et Merzougui.
Aussi, les renforts seront importants car des joueurs comme Zakaria Draoui sont donnés partants dès cet été. Selon nos informations, ce dernier, qui reste un élément clé dans l’entre-jeu, est en partance vers l’Arabie saoudite. C’est pour dire que le recrutement sera important pour le parcours à venir dans les différents défis. <