Après un début d’année plutôt convaincant sur le plan des résultats, l’USM Alger connaît un véritable trou d’air. Sur les 5 dernières journées de Ligue 1, le club n’a remporté aucun match enregistrant 4 nuls et 1 défaite. Et cela s’est répercuté sur le classement. Hocine Achiou, directeur sportif est dans l’œil du cyclone.

Par Mohamed Touileb
Avoir une entreprise nationale qui garantit la stabilité financière du club n’est pas toujours une garantie pour réaliser de bons résultats. La preuve avec les Usmistes qui voient la possibilité de jouer les premiers rôles s’éloigner après les récentes performances.
Zlatko Krmpotic a été désigné sur le banc de l’USM Alger en début février dernier. Sous sa coupe, le club n’a signé qu’un seul succès face au NA Hussein-Dey menacé par la relégation. Et c’était tout. Même le RC Arbâa a pu battre les «Rouge et Noir» avec lui aux rênes techniques. C’est pour dire que les choses ne tournent vraiment pas bien depuis un moment.
Rahim lésé
Le nul concédé face au promu HB Chelghoum Laïd, il y a 4 jours confirme le malaise. Et c’est Hocine Achiou qui est pointé du doigt comme accusé après ces contreperformances. C’est lui qui avait viré Denis Lavagne pour faire venir l’entraîneur serbe. Dès lors, sa responsabilité est engagée. Et des voix s’élèvent pour réclamer son départ tout en demandant l’arrivée de Saïd Allik aux affaires managériales des gars de «Soustara».
Beaucoup reprochent à Achiou le fait de ne pas avoir donné sa chance à Azzedine Rahim qui a brillamment assuré l’intérim. Et ce près l’éviction de Lavagne qui a décidé de saisir la FIFA après la rupture de son contrat. En effet, l’ancien meneur de jeu des Unionistes n’a perdu aucun des 8 matchs dirigés avec un bilan remarquable de 5 victoires et 3 nuls ayant permis aux Algérois d’être sur le podium. Après l’arrivée de Krmpotic, Rahim a décidé de s’en aller car frustré par le traitement qui lui a été réservé.
Allik y croit
Tout cela n’a pas arrangé le cas d’Achiou. Allik pourrait lui succéder prochainement si la courbe des résultats ne s’arrange pas. Certains inconditionnels demandent à ce que l’ancien président de l’«Ittihad» revienne aux affaires. Cependant, il est le président du Club Sportif Amateur USM Alger. Il tombe alors sous la contrainte du cumul de fonctions.
«Je crois que certains prétextent du cumul de fonctions pour me barrer la route. Certes, je suis président du club sportif amateur de l’USMA, mais j’ai occupé déjà le poste de directeur du pôle compétitif au CRB. En parlant du cumul, plusieurs personnes à la FAF occupent plusieurs fonctions au su et au vu de tout le monde. Pourquoi moi seulement alors ? Franchement, je crois que c’est juste un prétexte pour me priver de revenir au club», dira-t-il. Affaire à suivre. n