La menace est réelle. La situation est critique.  La JS Kabylie, le club le plus titré d’Algérie, s’enfonce au fond du « ranking » de la division footballistique suprême et se rapproche, à chaque round, de la descente.


Des résultats sportifs décevants et une chaotique gestion ont fait que les Canaris battent de l’aile. Après 17 rencontres jouées, le club de Tizi-Ouzou ouvre la zone rouge avec 17 unités. Un très maigre bilan et un parcours de relégable qui risque de coûter la place dans l’élite aux «Lions du Djudjura». Beaucoup de raisons ont donné lieu cette véritable chute libre. En dépit d’un effectif qui compte pas mal d’éléments de renom, dans le jeu, rien ne va et les contre performances s’enchaînent. Même à domicile, les coéquipiers de Ferhani n’y arrivent pas. Jouer au 1er Novembre n’est plus une bataille ardue pour les visiteurs. Surtout quand on note l’absence des inconditionnels des gradins. Les supporters ont, tout simplement, décidé de bouder leur franchise. Une seule fois, le team cher à Hannachi a pu s’imposer sur 9 rencontres pour 7 matchs nuls et 1 défaite. Même en déplacement, les Tizi-ouzéens ont gagné plus de fois (2) que dans leur antre fétiche pour 5 matchs perdus et
2 nuls. Mardi, contre l’ES Sétif, la mauvaise «tradition» a été perpétuée. Un nouveau partage de points (1-1) qui n’arrange guère l’équipe ayant le palmarès le plus riche du pays. Le sigle sacré champion d’Algérie à 14 reprises n’est pas vraiment d’attaque dans le challenge national avec 10 buts marqués seulement en 17 sorties. C’est la plus faible ligne offensive de la Ligue 1 Mobilis. Quant à la défense, elle a cédé par 15 fois. Avant-hier, le portier de l’Entente, Sofiane Khedaïria, a fait un constat des plus rationnels concernant la passe délicate que traversent les quintuples vainqueurs de Dame Coupe. «Je pense que c’est une équipe qui doute beaucoup en ce moment. C’est dommage de voir un aussi grand club dans une telle situation, j’espère qu’elle s’en sortira », relève et regrette le dernier rempart du « Wiffak ». Le diagnostic est alarmant. D’autant plus que les camardes d’El-Hadi Boulaouidet ont rendez-vous avec la Coupe de la Confédération africaine CAF ce vendredi. Le tout sans entraîneur en chef parce que le président a décidé de licencier le driver tunisien Sofiane Hidoussi après avoir remercié Kamel Mouassa, aujourd’hui leader du championnat avec le MC Alger, en début de saison. Une première sortie dans le second tournoi de clubs au Continent, contre les Libériens Monrovia CB, qui tombe au plus mauvais des moments. « Certes, nous allons faire tout notre possible pour réussir un bon coup au Liberia, mais je tiens à dire que cette compétition ne figure pas parmi nos objectifs. Nous irons à Monrovia pour représenter dignement les couleurs de la JSK», informe le chairman Mohand-Chérif Hannachi. Qui aurait imaginé que, un jour, la JSK oserait brader une compétition continentale de cette manière ? Elle qui a été était couronnée par deux fois en Ligue des Champions (1981 et 1990) et réalisé l’historique triplé (2000, 2001 et 2002) en Coupe de la CAF. C’est consternant !