Pourtant, il devait rester jusqu’à la fin de la phase « aller ». Celui qui était une solution d’intérim est devenu une constante pour la barre technique de son club. On parle ici de Bilel Dziri qui a réussi à éloigner le NA Hussein-Dey de la zone du danger avec laquelle il flirtait lorsqu’il a pris les rênes à la 12e journée.

Mieux encore, aujourd’hui, après 24 rounds, le «Nasria» est 4e avec 38 unités. Le podium, qu’ouvre le MC Alger (avec un match en moins NDLR), n’est qu’à deux petites longueurs. Quelle remontada !
Logé à la 10e place après les onze premières rencontres en championnat, les « Nahidstes » ont dû se séparer de Nabil Neghiz qui avait décidé d’aller tenter une aventure d’entraîneur en Arabie Saoudite avec l’Ohod Madina. C’est, peut-être, la meilleure tournure que pouvait prendre l’aventure. Le départ de l’adjoint de Christian Gourcuff lorsqu’il était sélectionneur de l’Algérie a permis la promotion de Bilel Dziri, qui était son assistant, au poste d’entraîneur en chef. La direction du NAHD comptait bien engager un driver confirmé à l’issue de la phase « aller ». Elle a dû se raviser voyant que Dziri était en train de stopper l’hémorragie des «Sang et Or». Sous sa houlette, le team a fait un bond de trois marches pour finir la première moitié de la saison à la 7e place que même que 4 points seulement les séparaient de la lanterne rouge. Le classement avait changé. Pas la posture.
Au total, le technicien de 45 ans a récolté 25 points sur 39 possibles. Aussi, ses troupes n’ont connu aucune défaite depuis qu’il en est au commandement. C’est pour dire que l’ex-milieu de terrain de l’USM Alger a littéralement transformé et sublimé les banlieusards d’Alger avec quelques jolis fait d’armes à son actif. On citera les deux victoires en derbies face au CR Belouizdad (2/0) et l’USM Alger (2/1) en plus de résister à des formations fortes telles le leader CS Constantine (1/1), le MC Oran (1/1), dauphin, mais aussi l’ES Sétif (0/0), championne en titre.
Pour le score le plus large depuis qu’il est sur le banc, c’est les relégables qui en ont fait les frais avec des démonstrations contre l’USM Blida (4/1) et le DRB Tadjenanet (3/0). En tout et pour tout, ses poulains ont décroché 6 victoires et 7 matchs nuls depuis qu’il a été intronisé. C’est vrai qu’il y a eu beaucoup de scores de parité mais quand ils n’ont pas pu gagner, les Hussein-déens savent comment ne pas perdre.

Croire en le groupe, la clé de la renaissance
« Il y a de la qualité dans ce groupe qui est un amalgame de joueurs expérimentés et de jeunes qui ne le sont pas. Si les résultats suivent, ils seront libérés et apporteront ce qu’on attend d’eux. J’ai l’intime conviction qu’on a les moyens de cette légitime ambition », ce sont là les propos de Dziri après le précieux nul que ses ouailles avaient ramené de Biskra pour son premier match en tant qu’entraîneur principal. A ce moment-là, il ne savait pas combien durerait sa mission se contentant d’indiquer que « pour le moment, la question ne se pose pas. Je dirige seul le groupe, le plus normalement du monde, avec l’aide précieuse, faut-il le souligner, de ceux qui font partie du staff technique depuis le début de saison. Le renforcement du staff technique n’est pas d’actualité. Ma relation avec les joueurs est saine, basée sur le travail et le respect mutuel. J’échange beaucoup avec les joueurs. Tout se passe bien.» Quatre mois et demi plus tard, l’ancien international algérien est toujours en place avec une franchise installée à une place très confortable après le précieux succès (0/1) ramené, vendredi, de Bel-Abbès face à l’Union locale.

L’humilité pour ne pas s’enflammer
Au sortir de cette rencontre, celui qui a entraîné le WA Boufarik (Ligue 2 Mobilis) lors de l’exercice écoulé était content de ce résultat. « Je pense qu’on a parfaitement su gérer notre match. On a d’ailleurs débuté la rencontre de façon prudente, de façon à superviser l’adversaire et faire en sorte de bien lire leur jeu. On est d’ailleurs sorti petit à petit de notre camp, le but que nous avons d’ailleurs inscrit, nous a permis de gagner en confiance, et d’aborder le reste du match avec plus de sérénité. On aurait dû d’ailleurs inscrire un second but lors du dernier quart d’heure, si on avait réussi à mieux gérer les situations de contre qu’on s’est procurée», a-t-il analysé se disant «bien évidemment content de ce 17e match sans défaite, qui nous permet de poursuivre notre marche en avant.»
Lors de la prochaine étape du challenger national, le NAHD sera opposé à l’USM El-Harrach pour essayer de préserver cette excellente dynamique. Désormais, le maintien, objectif principal assigné à Dziri, est assuré. Le finaliste de la Coupe d’Algérie 2016 peut prétendre à jouer les premiers rôles mais « en football, les choses vont vite.
Un jour, tu es le meilleur et le lendemain, c’est comme si tu n’as jamais existé. Il n’y a pas mieux que l’humilité dans ce métier difficile », témoigne celui qui a porté la tunique des « Fennecs » à 81 reprises.