La tripartite gouvernement-patronat-syndicat est annoncée avant la tenue des législatives de mai prochain. Selon de bonnes sources, le choix de cette date serait motivé par la nécessité pour l’Exécutif de faire le point avec ses grands partenaires sur les grands dossiers qui concernent le pays.

Il est surtout question, nous dit-on, de revenir sur les grandes décisions prises par le gouvernement Sellal dans le cadre de la loi de finances 2017, évaluer les débuts de son application sur le terrain et préparer les futurs députés qui sortiront vainqueurs des urnes, le 4 mai prochain, en particulier les nouveaux élus, aux réalités économiques auxquelles l’Algérie est présentement confrontée.
Le fait d’apporter aux membres de la future représentation nationale les indicateurs et les référents indispensables à la compréhension du contexte économique actuel, estiment des observateurs, concourraient à mieux lui expliquer l’enjeu des réformes mais surtout celui des mesures à prendre alors que certaines risquent d’être plus rigoureuses, si le climat actuel ne s’améliore pas.
Des chiffres et des constats précis évitent les pertes de temps et les envolées démagogiques et, donc, sans fond, ajoutent ces mêmes observateurs en précisant que la réunion traditionnelle entre le gouvernement et le patronat, cette fois, risque d’être un peu plus corsée, des chiffres d’entreprises se plaignant encore de la bureaucratie et autres maux bien de chez nous…
Côté syndicats, ce sera sans doute un test également, lequel consistera sûrement en la volonté ou non du gouvernement de convier à la table des négociations les syndicats autonomes, très présents, ceux-là, sur les questions de la retraite et du code du travail…
On verra bien quelle attitude l’Exécutif aura par rapport à l’intersyndicale et quelle indication il lui fournira lors de cette tripartite en perspective de laquelle seule l’engagement à rendre le commerce extérieur moins périlleux pour le pays paraît sûr et certain. A ce propos, la décision du ministre du Commerce, Abdelmadjid Tebboune, de durcir les lignes de l’importation est un marqueur indiscutable de ce que le gouvernement veut faire : réduire la facture des achats à l’étranger dont les Algériens peuvent se passer en ces temps de rigueur . Pour ce chantier, au moins, L’Exécutif ne semble pas passif et mène une course contre la montre.