Le Real Madrid a achevé sa saison par un revers, à domicile face au Betis hier (0-2). Le douzième en trente-huit matches de championnat pour la Maison Blanche, 3e avec 68 points. Cela faisait vingt ans qu’elle n’avait plus concédé autant de défaites en un exercice. Le retour de Zinédine Zidane sur son banc, en mars, n’a pas entraîné de redressement dans ses résultats. Le Real Madrid a bu le calice jusqu’à la lie. Battus sur leur pelouse par le Betis (0-2) hier, les Merengue ont mis un point final bien terne à une saison décevante dans des proportions rarissimes pour le club madrilène. Cette défaite lors de la 38e journée est la douzième concédée par la Maison Blanche en championnat. Un total inédit pour elle au XXIe siècle. Son dernier exercice aussi piteux en la matière date de 1998-1999. Le Real avait alors terminé 2e du championnat, avec 68 points. Vingt ans plus tard il termine un rang plus bas, avec le même nombre d’unités au compteur. A la suite des départs de Cristiano Ronaldo, pour la Juventus, et de Zinédine Zidane, la saison du triple tenant du titre de la Ligue des champions, qui sera officiellement déchu le 1er juin, promettait d’être de transition. Elle a été plus que ça. Julen Lopetegui d’abord, puis Santiago Solari ont été démis de leur fonction d’entraîneur, au fil d’un opus notamment marqué par une élimination dès les huitièmes de la C1 par l’Ajax.
Pour Zidane, l’essentiel était ailleurs
Le retour de Zidane sur le banc, le 11 mars dernier, près de 9 mois après l’avoir quitté, a eu un fort impact médiatique et symbolique. Il a boosté les rumeurs autour de l’été du Real, dont le mercato est annoncé spectaculaire, il a aussi entraîné une bonne période de Karim Benzema, intenable en avril. Mais arithmétiquement, il n’a rien changé, ou presque. Les Merengue, après un sursaut, ont continué d’obtenir des résultats indignes de leur standing (5 victoires, 4 défaites, 2 nul en Liga). La place dans le Top 4 assurée, Zizou a semblé ne penser qu’à préparer l’avenir, offrant du temps de jeu aux jeunes (Brahim Diaz, Federico Valverde etc.) et des indices sur les contours de son futur effectif. Cette fin de saison au petit trot a contribué à donner une dimension historiquement médiocre à ce Real version 2018-2019, sans que cela ne soit donc particulièrement inquiétant. Oubliée la potentielle transition. Avec le retour de l’un de ses deux talismans, le géant madrilène espère n’avoir vécu qu’une pénible parenthèse.<