On est loin. Très loin du grand FC Barcelone qui donnait l’air d’être injouable. On a longtemps cru le règne éternel. Mais le Barça a perdu son ADN. Un jeu moins léché, des bases qui ont du mal à être appliquées et une direction qui s’est laissée emporter par les enjeux financiers. Tout le contraire de l’identité. Des éléments qui ont fragilisé l’entité. Lecture.

Leaders à la reprise après la halte causée par la Covid-19, les Barcelonais se retrouvent éjectés des commandes desquelles le Real Madrid, rival éternel, s’est accaparé. On pensait que l’entraîneur Ernesto Valverde était le problème. On l’a a alors remplacé par Quique Setién le 14 janvier dernier. Les choses ne sont pas vraiment arrangées. Elles ont même empiré.

Jeu à contre-nature
Et ce n’est pas seulement les résultats (11 victoires, 4 nuls et 3 défaites en 18 rencontres T.C.C) depuis la venue de se dernier qui posent problème. C’est tout la production et l’incapacité des « Blaugrana » à être eux-mêmes. Un vrai supplice et une forme d’impuissance que les fans du club n’ont certainement pas ressentie depuis longtemps. C’est bien plus que les « remontadas » subies face à l’AS Rome et Liverpool en Ligue des Champions. D’ailleurs, avec Valverde, les coéquipiers de Luis Suarez, très loin de son niveau depuis son retour de blessure, ont remporté la Liga et la Coupe d’Espagne lors de l’exercice écoulé. Même quand ils n’étaient « pas au top » comme les spécialistes le pensaient. Cette année, les Barcelonais risquent de sortir bredouilles. Cela annoncera déjà la fin de l’ère du président Josep Maria Bartoméu qui essaie de sauver les meubles comme il peut. Notamment sur le plan économique. Sous sa gouvernance, il y a par exemple cet achat compulsif de 400 millions d’euros pour le trio Ousmane Dembélé – Griezmann – Coutinho. Des recrues qui n’ont jamais trouvé place sportivement. Le premier a enchaîné les blessures, le second est entré dans le temps additionnel mardi alors que le dernier a constamment été prêté. Un vrai désastre.

Le business… puis le foot
Pour boucler la boucle, le directoire a fait un énième choix incompréhensible en vendant le prometteur Arthur Melo à la Juventus Turin contre un chèque de 72 millions d’euris. Etonnant ? Si l’on considère le sportif oui. Mais pour le « lucratif », rien de surprenant car il faut bien contrebalancer la trésorerie avant de boucler le bilan de la saison. Dans tous les cas, Bertoméu et son équipe ne devrait pas être reconduit à la tête de la formation espagnole lors des élection prévues en 2021. Surtout avec des résultats sportifs aussi pâles. En Liga, c’est 5 points de pris sur les 12 derniers. Niveau prestation, on assiste à l’une des plus mauvaises versions du club au 5 Ligue des Champions. Même Lionel Messi, auteur de son 700e but en carrière il y a deux jours gface à l’Atlético (2/2), ne peut plus faire de miracles. A 32 ans, dans un dispositif stérile footballistiquement, la « Pulga », malgré son génie, est bien trop seul. Après les années tiki-taka, viennent les vrais tracas. Tiki-tracas et imminent patatras. Peligro! n