Alors que le débat autour de l’arbitrage fait rage en Espagne, Javier Tebas a mis de l’huile sur le feu lundi. Interrogé par TV3, le président de la Ligue Espagnole a expliqué qu’il avait mal vécu que Florentino Pérez puisse appeler la fédération espagnole de football en 2019 pour se plaindre du VAR.
Une pièce dans la machine et c’est à nouveau toute l’Espagne qui se déchire. Alors que le Real Madrid file vers un titre national qui le fuit depuis 2017, alors que Zinedine Zidane a réclamé du respect pour ses joueurs et alors que le Barça a intensifié sa guerre médiatique envers une présumée aide arbitrale accordée aux Merengues, Javier Tebas a ajouté sa note à une partition déjà cacophonique.
Invité de l’émission « Onze » de TV3, le président de la Ligue est revenu sur un appel de Florentino Pérez passé à Luis Rubiales, président de la RFEF, après un match du Real face à la Real Sociedad (0-2) où un penalty avait été oublié, selon lui, auprès de Vinicius. Il y a quelques semaines, Tebas avait déjà donné son avis sur ce fameux coup de fil : « Sur le VAR, il y a eu un avant et un après le coup de téléphone de Pérez ».
Lundi, il a sous-titré ses propos : « Qu’un club aussi important que le Real Madrid, vingt minutes après la fin d’un match, puisse appeler pour se plaindre de l’arbitrage, ce n’est pas évident pour le corps arbitral et en général, a-t-il lâché. Cela génère plus de tensions sur les arbitres du VAR. Il faut essayer que le corps arbitral soit le moins possible impliqué dans ces polémiques ». Pas sûr que ce genre de sorties aide réellement à apaiser la situation…
Au Brésil, la reprise programmée le 9 août provoque un tollé
L’annonce de la CBF est loin de faire l’unanimité. La fédération brésilienne a indiqué que la reprise du championnat était prévue le 9 août, provoquant une vague de contestations. Seul le championnat de l’Etat de Rio de Janeiro a pour le moment repris au Brésil, deuxième pays au monde le plus touché par le nouveau coronavirus, avec 65.487 décès et 1,6 million de contaminations recensées.
Dans ce contexte, le gouverneur de l’Etat de Sao Paulo Joao Doria a déclaré que les équipes de son Etat ne participeraient pas au tournoi national tant qu’elles n’auraient pas terminé leur championnat régional, gelé depuis mi-mars en raison de la pandémie, à trois journées de la fin. « Concernant la décision de la CBF de reprendre (le championnat) le 9 (août), le gouvernement de l’Etat de Sao Paulo n’a pas été consulté préalablement », a regretté M. Doria en conférence de presse.
Sans date annoncée de reprise, le championnat paulista est le championnat régional le plus important du Brésil, comprenant cinq équipes de première division nationale (Bragantino, Corinthians, Palmeiras, Santos et Sao Paulo) et quatre de deuxième division, qui doit elle reprendre le 8 août. La CBF a rappelé que « les clubs ont accepté de jouer en dehors de leurs propres enceintes, en transférant leur statut d’hôte à une autre ville ou à un autre Etat, au cas où leur ville ne serait pas ‘’libérée’’ avant les dates de début des compétitions. Cette décision a été prise lors d’un vote soutenu par 19 clubs de Serie A (la première division nationale, ndlr), dont l’ensemble de ceux de Sao Paulo ».