Fidèle aux causes justes et à la défense du principe de légitimité populaire et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, a réaffirmé samedi la position inaliénable de l’Algérie en référence aux problèmes que connaissent plusieurs pays frères et amis lors de sa visite au siège du ministère de la Défense nationale.

Appelant encore et toujours à la vigilance, il a insisté sur les troubles à nos frontières et «ceux qui complotent contre nous ne s’arrêteront pas, surtout aux frontières de l’Algérie, devenues le théâtre de conflits internationaux qui nous concernent directement, bon gré mal gré, spécifiant que l’Algérie n’est pas totalement à l’abri.
Devenue la Mecque des conciliateurs nationaux de différentes ONG ou de puissances internationales, l’Algérie, de par sa situation géostratégique, enregistre un ballet ininterrompu de médiateurs pour les conflits libyen et malien. Ces circonvolutions ne sont pas présentes par hasard mais le sont suite aux efforts de l’Algérie d’arriver à un consensus des différentes forces en présence et belligérants et au retour de «la légitimité populaire», afin d’éviter des dérapages incontrôlés et à la partition de la Libye. D’ailleurs, et à-propos des moult interventions de plusieurs pays dans le conflit fratricide, un journaliste du New York Times n’a pas manqué de relever que, pour une fois, «un pays envoie des ingénieurs en Libye pour l’aider à surmonter une partie de sa crise énergétique et non des soldats ou des armes», faisant allusion aux ingénieurs de Sonelgaz dépêchés au voisin du Sud-Est.

Soutien encore et toujours aux peuples opprimés
Le Président de la République a réitéré son souhait «d’œuvrer sans délai à éteindre le feu de la discorde en Libye, pour mettre fin à l’effusion de sang, à travers des élections législatives». Ne s’arrêtant pas aux problèmes libyens, le président Tebboune a aussi exprimé son inquiétude par rapport à la situation au Mali où «l’Algérie suit de près les développements de la situation sécuritaire et politique…, un pays dont nous considérons la stabilité un appui à notre sécurité stratégique et nationale, basé sur l’accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger, lequel se veut la solution idoine et durable à même de mettre fin au conflit opposant les antagonistes maliens», rappelant au passage les coups durs subis par notre voisin du Sud qui ont conduit à sa situation actuelle. De même que pour la Libye, la solution adéquate ne pourra passer que par «la légitimité populaire» pour contourner «le clivage entre le Nord et le Sud».
N’oubliant pas la cause palestinienne, le président Tebboune, qui y voit «une cause centrale», a assuré, encore une fois, de son «soutien indéfectible à sa cause juste et à sa lutte pour le recouvrement de sa «terre spoliée». Pour cela il demandera, ni plus ni moins, qu’une référence aux lois internationales, tout en faisant un virage du côté du Sahara Occidental et à un appel pour «l’application des décisions de l’ONU afférentes au dossier… concernant l’organisation d’un référendum d’autodétermination, reporté depuis près de trois décennies, la nomination dans les plus brefs délais d’un Envoyé du Secrétaire général de l’ONU et la relance du processus de négociations entre les deux parties au conflit».
Cette rencontre périodique entre le Président et les cadres de l’ANP a donc été une occasion pour Tebboune de clarifier, si besoin est, les positions de l’Algérie en ce qui concerne les conflits majeurs qui perturbent les pays voisins et qui pourraient avoir un impact négatif sur toute la région. n