Le Gouvernement d’Union nationale libyen (GNA) et le Parlement basé à Tobrouk, à l’Est, ont annoncé, vendredi, un cessez-le-feu général sur tout le territoire libyen et la tenue d’élections prochainement, dans un accord salué par l’ONU qui appelle les parties concernées par la question libyenne à saisir cette occasion “historique”. Le président du Conseil présidentiel du GNA basé dans la capitale Tripoli et reconnu par l’ONU, Fayez el-Sarraj, “a ordonné à l’ensemble des forces militaires d’appliquer immédiatement un cessez-le-feu et d’interrompre toutes les opérations de combat sur l’ensemble du territoire libyen”. “L’entrée en vigueur d’un véritable cessez-le-feu nécessite la démilitarisation des régions de Syrte et d’al-Jufrah”, a-t-il poursuivi, ajoutant que “les services de police des deux côtés travaillent en coordination sur les dispositifs sécuritaires dans ces régions”. De son côté, le président du Parlement, basé à Tobrouk, dans l’est du pays, Aguila Saleh, a ordonné à toutes les parties d’observer “un cessez-le-feu immédiat et l’arrêt de tous les combats sur tout le territoire libyen”. Dans deux communiqués distincts, les parties libyennes ont annoncé séparément l’organisation d’élections prochainement. Fayez el-Sarraj, a appelé à la tenue d'”élections présidentielles et parlementaires en mars prochain sur une base constitutionnelle qui bénéficie du consensus de tous les Libyens”. Aguila Saleh, a, pour sa part, appelé toutes les parties à “aller au-delà du passé, tourner les pages des conflits et des combats, regarder vers l’avenir et construire l’Etat à travers un processus électoral conforme à la constitution”.