Le Conseil de sécurité de l’ONU a renouvelé d’un an la résolution autorisant les Etats membres d’inspecter des navires au large des côtes libyennes dans le cadre de la prévention du trafic de migrants, rapportent samedi des médias. Dans sa résolution adoptée vendredi, le Conseil de sécurité «condamne tous les actes de trafic de migrants et de traite des êtres humains à destination, à travers et en provenance du territoire libyen et au large des côtes libyennes qui compromettent davantage le processus de stabilisation de la Libye et mettent en danger la vie de centaines de milliers de personnes». En outre, la résolution salue les mesures prises depuis la première résolution sur l’inspection et la saisie des navires impliqués dans le trafic de migrants et la traite des êtres humains en 2015 et encourage leur poursuite. Dans ce contexte, l’ambassadeur adjoint de l’Allemagne aux Nations unies, Gunter Sautter, a déclaré que «la prévention du trafic de migrants et de la traite des êtres humains était très importante» et que l’opération de l’Union européenne «Irini» se poursuivrait, mais a noté que la résolution était un «appel à l’action» pour l’ensemble de la communauté internationale, pas seulement pour l’UE. La Libye, plongée dans le chaos depuis la chute de l’ancien président Maamar El-Gueddafi, en 2011, est devenue un point de transit majeur pour les migrants vers l’Europe. L’Office international pour les migrations a estimé, en mars, que le nombre de morts parmi les migrants qui tentaient de traverser la Méditerranée avait dépassé le «sombre cap» de 20 000 depuis 2014. L’Union européenne a lancé une mission navale, l’opération Sophia, en 2015 après que des dizaines de milliers de migrants se soient embarqués dans une traversée potentiellement dangereuse de la Méditerranée vers l’Europe. Mais l’Italie a bloqué l’opération Sophia, affirmant que les navires de guerre attiraient des migrants vers les côtes européennes. Des avions et des drones étaient toujours utilisés. En mars, l’UE a lancé une nouvelle mission navale en Méditerranée pour faire appliquer l’embargo sur les armes de l’ONU sur la Libye et a déclaré qu’elle utiliserait les «ressources aériennes, satellitaires et maritimes». Agences