La Conseillère spéciale du secrétaire générale des Nations unies pour la Libye, Stéphanie Williams, a affirmé hier que la réunion de Genève est très importante étant donné qu’elle se présente comme la dernière chance pour dépasser les divergences» qui opposent les parties libyennes ; et réenclencher le processus politique en panne depuis plusieurs mois. «Vous avez à présent atteint une étape critique dans ce qui a constitué un chemin long et difficile. Il est maintenant temps de faire un effort», a déclaré la diplomate. Mme Williams jusqu’à aujourd’hui à Genève le président du Haut Conseil d’Etat libyen, Khaled Al-Mashri et le président du Parlement Aguila Salah. Ces deux responsables, représentant l’ouest et l’Est Libyen, doivent s’entendre au nom de leurs camps respectifs pour relancer le processus devant mener la Libye à des élections, les premières depuis la chute du régime Kadhafi en 2011. Khaled Al-Mashri a insisté sur «l’indépendance de la Commission électorale pour pouvoir organiser des élections libres et transparentes et fixer des dates précises pour leur tenue. «La tenue des élections libres et transparentes en Libye nécessite plusieurs conditions. L’indépendance de la Commission électorale est la première condition. L’ingérence des politiques dans son travail est inacceptable», a souligné Al-Mashri dans son allocution, mardi à Genève, à l’ouverture d’une nouvelle réunion sur l’élaboration d’une base constitutionnelle consensuelle. «Outre l’indépendance de la Commission électorale, le succès du processus politique passe aussi par l’arrêt immédiat de toute violence ou incitation à celle-là, la transparence totale dans la gestion des fonds et la réconciliation entre les Libyens», a ajouté le président du Haut Conseil d’Etat, appelant «les Libyens à faire prévaloir l’intérêt suprême du pays sur les intérêts étroits». De son côté, le président du Parlement, Aguila Salah, a estimé que «la base constitutionnelle doit mettre en avant la volonté du peuple libyen et traduire ses aspirations». «La volonté du peuple libyen est la source de l’autorité. Cette volonté doit s’exprimer à travers des élections périodiques et équitables», a indiqué M. Aguila dans son intervention, estimant que la prise en compte de cette volonté dans la base constitutionnelle sera capable de garantir non seulement des élections transparentes, mais aussi des institutions transparentes en mesure de garantir la paix et la justice sociale». Le président du Parlement a insisté, par ailleurs, «sur la nécessité du dialogue et la réconciliation nationale pour barrer la route à toute ingérence étrangère», remerciant «la Conseillère spéciale du SG de l’ONU, Stéphanie Williams pour ses efforts et sa bonne volonté d’aider les Libyens».