La France, l’Allemagne et l’Italie se sont déclarées samedi prêtes à envisager des sanctions contre les puissances étrangères violant l’embargo sur les armes en Libye, et ont appelé «tous les acteurs étrangers à cesser leurs interférences» dans ce pays en guerre civile depuis 2011. «Nous appelons tous les acteurs étrangers à cesser leurs interférences et respecter l’embargo sur les armes établi par le Conseil de sécurité des Nations unies», écrivent, dans une déclaration commune, Angela Merkel, Emmanuel Macron et Giuseppe Conte. Les trois responsables européens se disent «prêts à considérer la possible utilisation de sanctions si les violations de l’embargo sur la mer, sur la terre et dans les airs se poursuivent», dans ce communiqué, publié en marge des négociations sur un plan de relance post-coronavirus à Bruxelles. «Nous appelons toutes les parties en Libye, ainsi que leurs soutiens étrangers à une cessation immédiate des combats», ajoutent les dirigeants, qui expriment de «graves préoccupations» vis-à-vis de «l’augmentation des tensions militaires dans le pays». Aucun pays n’a toutefois été nommément mentionné.