Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, se félicite de «progrès tangibles» accomplis ces derniers mois en Libye, dans un rapport remis lundi au Conseil de sécurité qui rappelle la nécessité d’un départ des troupes étrangères et mercenaires d’ici samedi. «Des progrès tangibles ont été accomplis dans la promotion des dialogues politiques, sécuritaires et économiques intra-libyens facilités par la Manul (mission de l’ONU en Libye) au cours des derniers mois», indique-t-il dans ce document obtenu par l’AFP. «Un engagement international soutenu dans les dialogues intra-libyens facilités par la Manul a généré un élan considérable (…), faisant avancer la Libye sur la voie de la paix, de la stabilité et du développement», estime aussi Antonio Guterres. En reconnaissant que «l’économie libyenne est au bord du précipice», le chef de l’ONU «exhorte les parties libyennes à maintenir leur détermination à trouver une solution politique durable au conflit, à résoudre les problèmes économiques et à atténuer la situation humanitaire dans l’intérêt de tout le peuple libyen». Il demande par ailleurs «à tous les acteurs internationaux et régionaux de respecter les dispositions de l’accord de cessez-le-feu» conclu le 23 octobre et qui prévoyait un retrait sous trois mois des troupes étrangères et mercenaires déployés dans le pays. Cette échéance tombe samedi alors qu’en décembre l’ONU estimait encore à environ 20.000 le nombre de militaires étrangers et mercenaires en Libye aidant les deux belligérants, le Gouvernement d’union nationale (GNA) basé à Tripoli et le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’Est de la Libye. «L’application sans retard» de l’accord de cessez-le-feu «inclut de s’assurer du départ de tous les combattants étrangers et mercenaires de Libye et le respect total et sans conditions de l’embargo sur les armes imposé par le Conseil de sécurité» depuis le début du conflit en 2011, souligne Antonio Guterres. La prochaine réunion du Conseil de sécurité sur la Libye est prévue le 28 janvier. Le Royaume Uni prépare une résolution pour inclure dans le mandat de la Manul une mission de supervision du cessez-le-feu et de contrôle du départ des forces étrangères de Libye en application de l’accord libyen du 23 octobre.