L’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU et chef de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul), Abdullaye Bathily, a déclaré, samedi, qu’«il est temps de mettre fin à la phase de transition en Libye et d’aller vers la tenue d’élections libres et équitables». Dans un communiqué, relayé par l’agence de presse libyenne Lana, le représentant d’Antonio Guterres a souligné que «tous les dirigeants de l’Ouest et de l’Est du pays qu’il a rencontrés lui ont exprimé leur désir de (voir organisées) des élections, conformément aux aspirations du peuple libyen qui veut des solutions pour ses besoins économiques, sociaux, sanitaires et éducatifs». De son côté, le Premier ministre libyen, Abdelhamid Dbeibah a assuré que «le gouvernement de l’unité nationale est prêt à sécuriser les élections générales». Dans une allocution donnée à l’occasion de sa visite à la Chambre principale de sécurisation et de protection des élections affiliée à la Direction des opérations de sécurité au ministère de l’Intérieur, il a affirmé que «le travail effectué par les équipes du ministère de l’Intérieur est en mesure de sécuriser la tenue des élections et de garantir leur bon déroulement», appelant les Libyens à «ne donner aucune chance à ceux qui tentent de perturber à nouveau la tenue des élections sous prétexte de l’impossibilité de leur sécurisation». Dbeibah a rappelé, par ailleurs, que «le gouvernement d’unité nationale avait rempli ses obligations logistiques dans le processus électoral en décembre 2021 malgré des tentatives de perturbation», expliquant que «les élections précédentes avaient été perturbées, en raison de l’absence d’un cadre juridique consensuel.» «La tenue des élections générales en Libye est la seule voie à même de permettre l’aboutissement du processus politique en difficulté depuis 2011», affirment les observateurs de la scène politique libyenne.