Alors que les liaisons aériennes restent exceptionnelles depuis le mois de mars dernier pour cause de crise sanitaire et de fermeture des frontières, trois vols entre l’Algérie et la France ont, cependant, été organisés hier par les compagnies Air France et ASL Airlines. Des liaisons entres les villes d’Alger-Paris qui restent toutefois réservées aux ressortissants et résidents de l’espace européen ainsi qu’aux Algériens détenteurs de visas longues durées (D), notamment les étudiants inscrits dans les universités françaises. Vols au départ d’Alger pour les deux premiers et de Paris pour les troisièmes. Et qui interviennent après deux vols spéciaux vers la France, proposés jeudi par la compagnie Air Algérie aux «ressortissants, résidents et détenteurs de visa Type D pour l’espace Schengen qui sont restés bloqués en Algérie à cause de la pandémie de la Covid-19». Il est également à rappeler que l’entrée en France reste soumise, depuis le mois d’août, aux mesures sanitaires contre le coronavirus. Un «examen biologique de dépistage virologique négatif de moins de 72 heures», ou un test PVR réalisé à l’aéroport d’arrivée est ainsi demandé aux passagers de plus de 11 ans. D’autres documents, notamment une attestation de déplacement et une «déclaration sur l’honneur» attestant que le voyageur ne présente aucun symptôme sont nécessaires. Un isolement en cas de doute peut également être appliqué à l’arrivée. Et à ce titre, le centre VFS Global, qui reçoit et traite les demandes de visa pour la France avait fait savoir, la semaine dernière, qu’il proposait aux «voyageurs et non-voyageurs» des tests de dépistage en partenariat avec une clinique spécialisée. «Le service est offert en partenariat exclusif avec la clinique médico-diagnostic du Val, approuvé et certifié par le ministère de la Santé et accrédité par l’Institut Pasteur». Les résultats des tests sont envoyés par e-mail dans les 48 à 72 heures, explique le centre, les tarifs constatés vont de 14 000 dinars à 16 500 dinars selon la ville (Alger, Blida, Boumerdès ou Tipasa) et le lieu du prélèvement.
Quant à la réouverture des frontière et la reprise de vols dans des conditions normales, elle reste tributaire de l’évolution de la situation sanitaire, le président Abdelmadjid Tebboune avait en ce sens indiqué que cette décision était «scientifique et non politique (…) Elle sera prise en concertation avec les scientifiques». <