L’affaire du licenciement des deux internationaux algériens U20, Mehdi Baâloudj et Cyril Khetir en l’occurrence, du centre de formation de l’Olympique Marseille a suscité une vive polémique. Surtout que les raisons de cette décision sont passées par les cases de l’interprétation, la divergence des versions et les différentes théories du complot tant le Directeur du centre des Phocéens est… Marocain. Il s’agit de Nasser Larguet qui a tenu à tirer au clair cet épisode, soutenant, dans une interview accordée à la Gazette du Fennec, que les deux Verts espoirs ont violé le protocole sanitaire anti-coronavirus mis en place par l’institution OM.

Si l’OM tient à une chose, c’est de « mettre immédiatement un terme aux rumeurs absurdes que certains cherchent à propager ces dernières heures, le club tient à rappeler qu’il n’est évidemment aucunement opposé aux convocations de ses jeunes joueurs en équipes nationales (et par exemple, s’agissant des équipes jeunes algériennes, 7 jeunes au total étaient convoqués lors du dernier rassemblement, 5 U20 et 2 U17).»

Point de discorde : enfreinte du protocole anti-Covid-19
Beaucoup de choses ont été dites sur la rupture brutale des contrats de Baâloudj et Khetir. D’autant plus que les deux éléments en question ont été « empêchés » de prendre part au stage d’octobre par la direction marseillaise. « On a reçu une première convocation au mois d’octobre pour nos joueurs U20 de National 2, c’était un peu compliqué car nous avions un match le samedi et je crois que les jeunes devaient partir le jeudi ou le vendredi.
Nous avions demandé à la sélection algérienne si cela était possible de les faire jouer avec nous le samedi et qu’ils rejoignent la sélection un peu plus tard mais c’était très urgent pour eux, il fallait qu’ils testent ces cinq joueurs convoqués dont Mehdi Baaloudj et Cyril Khetir en vue du tournoi qualificatif à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations U20 », retrace Larguet.
Ce dernier précisera, tout de même, que « nous les avons donc autorisés à partir sans qu’ils ne jouent le match de championnat avec nous. Malheureusement, Mehdi Baaloudj, Cyril Khetir, Yanis Hadjem et Joakim Kada ont été détectés positifs à la COVID-19. À ce moment-là, la procédure est que les joueurs soient mis en quarantaine une semaine. »

L’institution OM placée au-dessus de tous
C’est à partir de cette contamination que la situation a commencé à échapper à tout contrôle. Baâloudj et Khetir ont décidé de faire des tests cardiologiques chez des cardiologues externes au club pour obtenir le bon de sortie. Pour le technicien marocain, le duo en question a « bravé le protocole médical du club. Ils ont déposé leurs dossiers chez le médecin du club et sont partis en sélection sans que ce dernier ne puisse donner son aval. » Dès lors, ils étaient contractuellement en infraction. Beaucoup de personnes ont lié cette mesure disciplinaire au fait que Larguet soit ancien DTN de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) entre 2014 et 2019. Il balayera ce « complotisme » en indiquant avoir « exclu, avec l’accord du club, un très bon jeune joueur marocain lors de ma première année à l’OM car il a failli aux valeurs du club. Malheureusement aujourd’hui, l’évolution du football nous montre que certains joueurs ou même entraineurs n’hésitent pas à se mettre au-dessus de l’institution et je pense que c’est important de rappeler à nos jeunes que, certes, ils sont au cœur du projet mais qu’il y a une institution au-dessus d’eux.» La rigueur est la clé du succès. Le sentimentalisme et le patriotisme aveugle sont des freins pour le développement.