Par Milina Kouaci
Après quatre jours d’épreuves, le baccalauréat 2021 prend fin aujourd’hui. Pour les 731 000 candidats présents dans les 2 528 centres répartis sur tout le national depuis dimanche dernier, l’heure est, enfin, à la rupture avec une semaine de longues et lentes journées d’intense stress venues achever une année scolaire, tout aussi stressante et harassante. Pour les candidats d’abord, pour leurs parents, mais aussi pour de nombreux enseignants affectés aux classes de terminale, et qui n’ont ménagé aucun effort pour donner le meilleur d’eux-mêmes pour la réussite de leurs élèves.
Plutôt au répit qu’à la rupture, serions-nous tenté de rectifier, puisqu’aux épreuves des examens succède désormais l’insoutenable épreuve de l’attente des résultats qui s’étalera jusqu’au 22 juillet, jour de l’affichage des listes des heureux bacheliers de cette année. En attendant, l’heure est aussi au bilan de l’organisation de la session 2021 du Bac. A l’instar de l’année dernière, l’examen s’est déroulé dans un contexte exceptionnel marqué par la crise de Covid-19. Pour les syndicats des enseignants, il a eu lieu dans des conditions «normales et acceptables», en dépit des «défaillances constatées» dans certains centres. Côté tutelle, le ministre de l’Education nationale, Mohamed Ouadjaout, avait donné des instructions en direction des encadreurs pour faire preuve de la vigilance nécessaire au bon déroulement des examens scolaires nationaux.
Hormis les coupures internet qui ont agacé les internautes, les examens du Bac n’ont connu aucun incident pouvant susciter une quelconque polémique. Les sujets soumis aux candidats sont tirés des cours dispensés en classe et ne contenaient aucune erreur.
Cependant, les dispositions de loi introduites dans le code pénal criminalisant la fraude n’ont pas suffi pour faire un Bac sans fraude. Des tentatives isolées ont été enregistrées sur ce chapitre et, mardi, le ministère de la Justice a annoncé que 22 individus sont poursuivis pour des faits liés à la fraude dont 18 ont été placés en détention préventive. Parmi ces derniers, 3 «fraudeurs» ont été déjà jugés et condamnés à un an de prison et 100 000 DA d’amende, en attendant le jugement des autres, a souligné la même source, précisant que ces cas de fraude ont été signalés dans les wilayas de Tébessa, Ghardaïa, Sétif, Tissemsilt, Chlef, Béchar et Djelfa. Les mis en cause sont poursuivis pour «diffusion de sujets des examens du baccalauréat par des moyens de communication à distance». <