C’est désormais officiel. Karim Aribi a bouclé, vendredi, son transfert de l’ES Sahel (Tunisie) vers la Ligue 1 française où il jouera avec le Nîmes Olympique. Ce dernier a fait le forcing pour le faire signer car convaincu du potentiel de l’attaquant de 26 ans. Comme Bounedjah, il a transité par la Tunisie pour rallier un championnat extracontinental. Mais, contrairement à Baghdad, et comme Islam Slimani, il évoluera en Europe. Un choix très ambitieux pour un footballeur qui ne cesse de progresser.

La procédure d’octroi du visa a retardé la signature mais Aribi est désormais Nîmois. Il rejoint un autre Algérien, Zinedine Ferhat en l’occurrence, qu’il va côtoyer. Son désormais ancien club, l’ES Sahel, aurait touché une indemnité de transfert à hauteur de 1 million d’euros soit presque le double de sa valeur marchande (475.000 euros) estimée par Transfermarkt. Dans tous les cas, les « Etoilistes » ont fait une sacrée affaire en le revendant presque 4 fois son prix d’achat (300.000 euros) au DRB Tadjenant en janvier 2018. Une saison et demie plus tard et, surtout, 10 buts en 10 apparitions lors de la Ligue des Champions CAF 2019-2020, le natif de Réghaïa a prouvé qu’il est un fer de lance létal avec un physique imposant (1 m 91) qui rappelle celui de son compatriote Islam Slimani.

Un bénéfice de 270% de l’ES Sahel
D’ailleurs, comme ce dernier, il est passé par le CR Belouizdad entre 2016 et 2018 sans briller pour autant. C’est le championnat tunisien qui a été son tremplin pour rallier le Vieux Contient. Un choix payant pour un Aribi qui a, à l’instar de Bounedjah, laissé une très bonne image et apporté beaucoup au team de Sousse sur les plans sportif et financier. Son bénéfice à la revente est conséquent. Certes, il n’est pas comme celui de Bounedjah, enrôlé contre 300.000 euros en provenance de l’USM El-Harrach et cédé contre 5 millions d’euros à Al Sadd (Qatar), mais le contexte économique et les difficultés que connaissent les « Sahéliens » seront allégées par cette transaction vitale. En tout cas, sur le plan humain, l’attachement est le même comparé à celui de Bounedjah qui entretenait une relation spéciale avec les supporters de l’ESS. Aujourd’hui, cela est mesurable sur les réseaux sociaux. D’ailleurs, Aribi a posté un message sur Instagram. « Je n’imaginais pas quitter l’ES Sahel qui est ma famille. Mon sentiment en vous quittant est le même comparé à celui de quitter la maison en Algérie. Je n’ai jamais ressenti que j’étais un étranger à Sousse tant vous m’avez bien accueilli. J’ai vécu des moments incroyables avec vous et je ne serais pas parti ailleurs si ce n’est pour jouer en Europe », a-t-il écrit.

L’EN, un aboutissement mérité
Aribi ajoutera que « tout au long de mon passage, vous m’avez donné beaucoup d’amour et d’encouragements. Je garderai cet amour tout au fond de moi. La vie c’est comme un train et le train à des stations. L’ES Sahel continuera à aller de l’avant Quant à moi, je dois en descendre non sans avoir le cœur serré de vous dire ‘’au-revoir’’. Mais soyez certains que je vous supporterai toujours.»
La nouvelle étape de l’enfant d’Ouled Moussa pourrait débuter dès cet après-midi (12h00) face à Montpellier HSC et Andy Delort. La direction Nîmoise s’est activée pour tenter de le qualifier. Par la suite, Aribi se rendra pour le stage de l’équipe nationale puisque Djamel Belmadi l’aurait retenu parmi ses 25 concernés par les rencontres amicales de la date FIFA d’octobre (05-13). L’EN est un aboutissement pour un joueur qui a cru en lui et s’est donné les moyens de son ambition. n