Actuellement, il est aux rênes de la barre technique du Niger que l’Algérie affrontera dans le groupe « A » lors des éliminatoires; qui débuteront en septembre prochain, de la Coupe du Monde 2022 prévue au Qatar. Des retrouvailles qui semblent surexciter l’ancien driver de l’équipe nationale (2006-2007). Au point de lui procurer des sentiments pour le moins… étranges. En effet, si l’on se fie à ses propos recueillis dans une interview accordée au site officiel de la FIFA, le technicien français semble persuadé qu’il a eu une part du mérite dans la qualification de l’Algérie au Mondial 2010 joué en Afrique du Sud. Incompréhensible !

Décidément, Cavalli a perdu la raison à l’idée d’affronter les Fennecs prochainement. Cette opposition, à laquelle il attribue des « allures de finale », ne lui fait clairement pas gagner en lucidité. L’ancien coach du MC Oran pense que « les Algériens seront largement favoris, mais nous devrons profiter des opportunités qui se présenteront. Même si nous n’avons qu’une chance sur mille, il faudra savoir la saisir.»
Jusque-là, tout est normal car il est légitime pour un entraîneur d’avoir une approche optimiste d’un match de football avec tous les scénarios invraisemblables que ce dernier puisse receler. Cependant, plus loin dans l’entrevue, il a dit avoir « l’impression d’être passé à côté de quelque chose en 2010… », lui qui était de passage aux affaires techniques de l’Algérie pendant 18 mois. L’allusion est faite pour la CDM-2010 qu’il croit, avec du recul, avoir pu atteindre avec les « Fennecs ». Aberrant quand on sait que ce technicien, qui n’a pas de véritables faits d’armes à son palmarès, a eu une expérience peu convaincante avec notre sélection. Enfin si, on décèle, avec la loupe, une victoire en Coupe d’Arabie saoudite et en championnat avec Al-Nassr Riyad en 1994. Une époque où le football dans la péninsule arabe était proche du niveau district.

Le désastreux bilan qui balaie l’illusion
Ah oui ! On a oublié un truc. Cavalli s’est aussi illustré avec cette soirée sombre du 16 juin 2007 quand la Guinée était venue l’éjecter de la course vers la CAN-2008 dans un stade 5 juillet 1962 (Alger) archicomble en battant les Verts 2 buts à 0. Celui qui a été désigné sélectionneur de « Mena » en septembre écoulé n’a même pas réussi à accrocher une qualification en Coupe d’Afrique des nations. Pense-t-il vraiment qu’il serait parvenu à emmener l’EN à la messe universelle dans un quatuor où figurait l’Egypte, double-champion d’Afrique en titre, alors qu’il avait failli à sortir indemne d’une poule composée de la Guinée, la Gambie et le Cap Vert lors des éliminatoires de la CAN-2008 ? Difficilement concevable. On parle tout de même d’un driver qui n’a remporté que 4 rencontres sur le banc des Verts dont 2 en amical contre le Soudan (1-0) et la Libye (2-1) et autant en officiel face aux modeste Cap Vert (2-0) et la Gambie sur un penalty plus que discutable (1-0). Pour le reste c’est 6 défaites et 2 nuls avec 13 buts marqués contre 17 concédés. Une copie pâle sans appel qui reflète l’insuffisance du prédécesseur de Rabah Saâdane. Cavalli semble persuadé qu’il avait mis les bases d’El-Khadra mondialiste. A tort bien évidemment tant l’équipe a considérablement changé depuis son départ. Notamment après la loi des Bahamas qui a permis l’arrivée des binationaux.

Il l’a joué comme Madjer
En tout cas, cette allusion de Cavalli nous fait penser à celle faite par Rabah Madjer après la consécration en Egypte de Riyad Mahrez et consorts à l’issue de la CAN-2019. « Avant l’arrivée de Belmadi, il y avait en place des entraîneurs qui ont laissé leur empreinte. Ils méritent des remerciements. Belmadi a continué ensuite le travail. Et avec la stabilité qui régnait au sein de la sélection et la détermination de nos joueurs, on a fini par gagner la CAN en Égypte », avait estimé le père de la talonnade qui a aussi inventé le mérite par procuration.
Décidément, tous ceux qui ont eu des passages calamiteux au poste de driver des « Guerrier du Désert » ont comme une intime conviction qu’ils ont contribué, d’une manière ou d’une autre, dans l’évolution de l’équipe. Certes, ils ont marqué les esprits. Mais pas de la bonne manière. Le nom de Cavalli sera à jamais lié à cette désillusion au temple olympique qui avait, en grande partie, scellé son avenir au poste. Ce qui vient après ne peut être approprié. Surtout que le concerné n’était ni Directeur technique national ni conseillé de la fédération algérienne de football (FAF). En gros, Cavalli n’a pas repensé ni reponcé la balle ronde Dz. n