Il pourrait revenir au-devant de la scène footballistique algérienne plus tôt que prévu. Et pas chez n’importe quel club. En effet, Hassan Hammar, ancien président de l’ES Sétif, avec lequel il a signé nombreux succès, pourrait, si l’on croit les derniers échos en provenance de l’entourage du club, être désigné à la place d’Abdenacer Almas à la tête du Conseil d’administration du MC Alger.

Face à une forte contestation, la SONATRACH, actionnaire majoritaire du MC Alger, pourrait confier la gestion du Conseil d’administration (CA) de la SSPA/MCA à Hassan Hammar selon des bruits de couloir. Selon la tendance et les retours sur les réseaux sociaux, il serait l’homme de la situation. La rumeur a été lancée ce matin sur la plateforme numérique, et les premières impressions semblent positives. Et ce, même si le passé peu réjouissant du concerné qui vient tout juste de quitter la prison.

Il n’a pas fermé la porte
Certes, Hammar a purgé sa peine de 18 mois (il a bénéficié d’une grâce présidentielle de 18 mois). Lui qui a été condamné à 3 ans de prison pour «faux et usage de faux dans des documents sous-seing privé» et «escroquerie». Même si cette condamnation n’a rien à avoir avec le foot, on ne sait pas si c’est la meilleure des idées que la SONATRACH puisse avoir pour calmer les ardeurs d’une rue très en colère et apporter de la stabilité dans la maison des Vert et Rouge. Certains supporters demandent tout bonnement à l’entreprise étatique de partir.
Au sujet d’une éventuelle arrivée aux commandes managériales du MCA, Hammar a déclaré que : «jusqu’à maintenant, il n’y a rien d’officiel. Pour le moment je ne suis pas prêt à revenir travailler dans le foot. Mais on ne sait pas ce qui peut se passer dans un futur proche et où le destin pourrait nous mener» non sans préciser que «le MCA ne se refuse pas.» En gros, la porte reste ouverte et l’éventualité plausible.

Connaisseur d’arcanes locaux et continentaux
Par ailleurs, sur un plan plus spécifique, soit la gestion d’un club de renom et l’expérience des rendez-vous importants, il faut savoir que Hammar connaît bien des secrets de réussite. Sous sa gestion entre 2012 et 2019, le Wifak a remporté 8 titres (6 domestiques et 2 continentaux). Outre les 4 couronnes de champion d’Algérie (2012, 2013,2015 et 2017), la Coupe nationale (2012) et les 2 Supercoupes d’Algérie (2015 et 2017), les Sétifiens ont notamment décroché la Ligue des Champions CAF (2014) ainsi que la Supercoupe de la CAF (2015).
C’est justement le trophée africain que les Mouloudéens visent pour fêter dignement le centenaire du «Doyen». Le fait que Hammar ait déjà triomphé avec le team d’Aïn El Fouara dans cette compétition est un sacré atout. Reste à gérer sa nouvelle image sulfureuse d’un repris de justice qui lui collera inévitablement à la peau. En tout cas, il ne serait pas le premier à exercer au poste de décideur numéro 1 au Mouloudia. Le controversé Omar Ghrib l’avait précédé au poste. Ce dernier a toujours ses partisans qui militent à chaque fois pour qu’il revienne.