L’Association nationale des commerçants et artisans (Anca) a exprimé, hier, son soulagement suite à la décision du gouvernement de lever l’interdiction de fermeture qui pesait sur l’activité de ses adhérents des professions libérales et de l’artisanat notamment. «La décision d’autoriser la reprise d’activité de beaucoup de nos opérateurs nous soulage dans la mesure où la fermeture de certains commerces a pesé lourd sur l’activité de leurs propriétaires et gérants», a déclaré Mohamed Mechdene, numéro deux de l’Association. «Les commerçants ont des charges à supporter, ils paient des loyers, ils assurent les salaires de leurs employés et sans activité ils ne peuvent pas le faire», a-t-il dit. «Les mesures prises vont permettre aux opérateurs de redémarrer leurs activités et minimiser les pertes occasionnées», a-t-il ajouté en recommandant le respect des règles sanitaires. Les activités commerciales peuvent reprendre si les gens respectent les mesures édictées, a-t-il soutenu, en reprenant l’argument du président de l’Anca. Dans une déclaration récente, Hadj Tahar Boulenouar a insisté sur «le respect des règles d’hygiène, la désinfection et la distanciation sociale». «Ce sont ces mesures qui permettent de limiter les risques de contamination, pas la fermeture des commerces», avait-il déclaré. «Si tous les magasins et marchés d’Algérie ferment et que la négligence demeure, le virus se propagera bien évidement», a-t-il encore écrit sur sa page Facebook, avant de solliciter le Premier ministre pour que les commerces suspendus reprennent leurs activités.
Du côté des collectifs de protection du consommateur, on défend le même discours de compréhension de la mesure gouvernementale d’alléger le dispositif préventif du Covid-19 et d’appel à la vigilance et au respect des règles de protection. Mustapha Zebdi, président de l’Association de protection et d’orientation du consommateur (Apoce), préconise une «surveillance accrue» des commerces, notamment ceux de l’habillement, d’autant que les heures ouvrées se limitent à la journée et appelle les consommateurs à «respecter les règles de distanciation».
Pour rappel, samedi 25 avril, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a instruit les départements ministériels concernés ainsi que les walis de la République d’élargir des secteurs d’activités et de rouvrir des commerces soumis aux mesures de confinement «à l’effet de réduire l’impact économique et social de la crise sanitaire», induite par l’épidémie du virus Covid-19.
Il s’agit entre autres, des salons, des pâtisseries et confiseries, de l’habillement, de l’électroménager ainsi que des activités d’équipements liés au BTPH.