Le secrétariat national du RCD a vivement réagi, vendredi, à la récente levée d’immunité parlementaire de son président Mohcine Belabbas. Une décision du Bureau de l’Assemblée populaire nationale (APN) prise, pour rappel, le 20 octobre à l’issue d’une «réunion à huis clos» et à la suite d’une demande du ministère de la Justice qui souhaiterait entendre le parlementaire dans le cadre d’une affaire de «droit public». Un dossier qui serait lié au décès d’un ressortissant marocain qui travaillait sur un chantier de construction d’un logement privé du député. Pour le RCD, qui a tenu sa «réunion mensuelle», cependant, cette décision est une «cabale» contre l’opposant politique. Le parti s’est par ailleurs exprimé sur la situation générale du pays sur les plans politiques et économiques, et ce, à la veille d’un référendum qu’il qualifie de «simulacre».
Ainsi, le secrétariat national du RCD a estimé que la dernière décision de l’APN contre Mohcine Belabbas est à placer parmi «les attaques répétées contre notre parti et la cabale orchestrée contre son président». Le communiqué du parti ajoute que le processus de levée de l’immunité avait débuté dès le mois de juin dernier lors de la convocation du parlementaire par la Gendarmerie. «La décision de Mohcine Belabbas de se présenter devant la Gendarmerie nationale au mois de juin dernier est en elle-même un renoncement à son immunité parlementaire». L’APN ne serait également pas «légitime», aux yeux du parti, pour décider d’une telle mesure, qui «cacherait en réalité un objectif politique» : «La comédie jouée à l’APN, dont l’écrasante majorité des membres est issue de la corruption, ne trompe personne. Elle est destinée à faire peur aux militants et citoyens qui refusent le fait accompli du détournement de la souveraineté du peuple». Le RCD fait également un parallèle entre la situation de son président et «… la suspension arbitraire du Maire d’Afir dans la wilaya de Boumerdès, le jeune Sofiane Oumelal». Le parti se montre également très critique sur la «situation politique» du pays. Il note notamment «le musellement de toute voix discordante. L’instrumentalisation de l’appareil sécuritaire, administratif et judiciaire».
Quant aux perspectives économiques, le tableau est lui aussi très sombre, selon le RCD.