Par Bouzid Chalabi
Après une réunion marathon, tenue le lundi 10 janvier 2022, entre les représentants des artisans boulangers et le ministère du Commerce qui s’est terminée en queue poisson, celle de ce lundi 17 janvier, présidée cette fois par le ministre Kamel Rezig et élargie à d’autres départements ministériels, s’est clôturée avec un sentiment de satisfaction chez les délégués de ladite corporation.
C’est ce qu’a confié à Reporters Omar Ameur, président de la Fédération des boulangers affiliée à l’Association nationale des commerçants algériens (ANCA). Ce dernier contacté hier fait savoir que « les doléances formulées par ordre de priorité sont au niveau du Premier ministère pour un traitement rapide, nous a affirmé Kamel Rezig ». Comme il nous a informé que « le Premier ministre est conscient des problèmes que nous rencontrons, c’est pourquoi nos doléances sont considérées comme légitimes ». Et de révéler qu’Aïmene Benabderahame s’est engagé et a assuré que « vos réclamations vont connaître une prise en charge effective qui va se traduire par des décisions dans les plus brefs délais. » Notre locuteur a ajouté que le ministre du Commerce a affirmé que « votre dossier sera à l’ordre du jour dans la réunion du gouvernement de demain » (aujourd’hui mercredi).
Notons qu’aux yeux de Omar Ameur « des résolutions seront cette fois prises, car nous avons ressenti chez le gouvernement une volonté à répondre à nos doléances prioritaires qui sont la révision à la hausse du prix de vente de la baguette de pain ordinaire, la réorganisation profonde de notre métier, la mise en place de mécanismes de subvention sur tous les intrants dans la fabrication du pain et révision à la baisse nos charges fixes ». Par contre, le président de la Fédération des artisans boulangers affiliée à l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), présent à cette réunion, est demeuré injoignable dans notre tentative de connaître son avis. Toutefois, le responsable de la communication au sein de l’UGCAA, approché par nos soins, rejoint les dires de Omar Ameur et ajoute avec beaucoup d’optimisme : « Les doléances de la corporation des boulangers vont enfin connaître un traitement qui puisse assurer de meilleures conditions de travail. » Notons, selon Omar Ameur, qu’une réunion est prévue dans les jours qui viennent avec le ministre du Commerce, où « nous prendrons connaissance dans le détail de la démarche adoptée par le gouvernement en vue de satisfaire nos réclamations ».
Soulignons enfin que dans un communiqué du ministère du Commerce et de la Promotion des exportations, rendu public hier mardi, on lit que lors de la réunion de coordination le ministre du Commerce a affirmé la volonté des pouvoirs publics de prendre en charge toutes les préoccupations des boulangers. Comme il a souligné le rôle du dialogue continu avec tous les partenaires, en vue de satisfaire progressivement toutes les revendications exprimées. Il est enfin fait mention que le ministre a affirmé que la participation « active » de tous les départements ministériels à ces rencontres « reflète la volonté des pouvoirs publics de prendre en charge toutes les préoccupations soulevées par les représentants des boulangers ».
En définitive, on peut supposer que la corporation des boulangers est à la veille de sortir du pétrin dans lequel elle s’est retrouvée au point où des centaines ont fini par mettre la clé sous le paillasson. C’est du moins ce qu’espèrent certains d’entre eux qui, jusqu’ici, sont restés en activité.