Depuis mon licenciement abusif, je n’ai cessé d’adresser plusieurs lettres aux ministres qui se sont succédé à la tête du secteur touristique, aux SG du ministère, au PDG du groupe HTT et au PCA de l’EGT Tlemcen.
J’ai dénoncé les manœuvres qui déstabilisent l’entreprise de gestion touristique de Tlemcen et le harcèlement moral à mon égard. L’enquête diligentée par les inspecteurs généraux du ministère a mis les dirigeants dans un collimateur, jurant de tous les Dieux de m’écarter de l’entreprise. Monsieur le ministre, j’ai été la cible d’actes d’harcèlement moral inadmissibles, couronnés par une série de sanctions (marginalisé) avant de me licencier. Connaissant parfaitement mes droits, j’ai refusé la mauvaise gestion. J’ai dénoncé des affaires scabreuses qui minent l’entreprise, j’ai exigé plus de rigueur au sujet des travaux de modernisation des unités et hôtels… Que nenni ! je fus congédié de la direction générale. Monsieur le ministre, sur les 784 travailleurs, dont une cinquantaine de cadres, le Directeur Général a mis fin à mon contrat le 18 mars 2019 sans donner la peine de me le renouveler. Par quelle alchimie et suivant quelle procédure ? Que pensez d’une attitude aussi cynique et criminelle ? Est-ce pour mon honnêteté ?…
Face à l’évolution de la situation de l’entreprise devenue inextricable où toutes les valeurs s’entremêlent, permettez-mois de vous rappeler que l’EGTT souffre d’un système pesant de faux cadres gestionnaires dits à bout de souffle qui n’ont de réputation que de se faire des illusions de parcours. Somme toute, l’entreprise a failli à son honorable adage « le tourisme un gisement économique ». Mon erreur est d’avoir saisi à plusieurs reprises le PDG du groupe en lui indiquant qu’«on me reproche mon honnêteté, mon intégrité, et surtout ma franchise. On blâme ma volonté de protestation contre toute pratique non réglementaire. Est-ce là un crime ? Même le Conseil d’Administration censé améliorer la gouvernance de l’entreprise est loin des missions qui lui ont été assignées. » L’entreprise demeure vouée à une déchéance certaine aux valeurs rendues avec préméditation, le moins qu’on puisse dire, étriquées. Le constat est morose. Les résultats, hélas, le prouvent amplement. Il est temps plus que jamais que l’entreprise de gestion touristique de Tlemcen se recentre davantage autour des véritables valeurs humaines selon les référentiels universels de mérite et de dignité pour pouvoir se maintenir au diapason de la mondialisation. Monsieur le ministre, la principale plaie du tourisme réside dans le fait que les responsables du secteur nagent en pleine inertie et immobilisme, tournent sans arrêt autour du pot au lieu d’aller droit à l’essentiel et se sont montrés incapables depuis des années d’adopter quelques solutions on ne peut plus simples à appliquer, et du jour au lendemain, s’agissant principalement d’un redéploiement des moyens existants, dans le but de s’adapter aux tendances et aux évolutions de notre époque.
Je mets à votre connaissance tout un panel de dysfonctionnements qui exhalent des relents d’un tocsin sonnant le glas du chaos. Au sein de cette EGTT élisent des problèmes dont point vous ne semblez être au courant. Ne voyez donc pas en ce courrier le glaive d’un forcené ou iconoclaste, citoyen, ou d’une tractation politique ou autre mélange alchimique dont je ne suis pas partie prenante.
Pardonnez mes mots amers, Monsieur le ministre, mais l’EGTT enfin toutes les EGT manquent cruellement de bonnes manières. Les affaires au niveau des tribunaux sont des preuves tangibles. Innocent, victime d’une machination, je m’adresse à vous Monsieur le Ministre, pour m’assister et instruire les concernés pour la reconduction de mon contrat. Je vous prie de croire, Monsieur le ministre, à l’expression de ma plus haute considération. Mohamed Medjahdi, ex-cadre de l’EGT Tlemcen .