Face à Rafa, Djoko n’a pu nada (rien en espagnol) ! C’est ainsi qu’on pourrait résumer la finale de Roland Garros 2020 qui était à sens unique. Pour le 56e duel entre Nadal et Djokovic, le résultat était net et sans appel (6-0/6-2/7-5) pour l’Espagnol qui s’est adjugé le 13e sacre à porte d’Auteuil en autant de finales jouées. Une nouvelle consécration en Majeurs qui met l’Espagnol au même rang que Roger Federer avec 20 couronnes. Stratosphérique.

Sur ocre, il est le maître des lieux et impérial. Hier, à Paris, le «Matador» l’a encore prouvé. Et pas face à n’importe qui puisqu’il jouait le numéro 1 mondial qui était invaincu à la régulière en 2020. Djokovic n’a pas pu maîtriser le natif de Majorque qui était dans un état de grâce. Pourtant, le clan du Serbe ne lui prédisait pas ce cataclysme tennistique.

On ne pique pas un Matador !
Il y a, notamment, eu cette déclaration de Goran Ivanesivic. Le co-entraîneur de «Nolé», avec Marian Vajda depuis 2019, avait misé sur «sur une finale Djokovic – Nadal» en pensant que «Nadal n’a aucune chance dans de telles conditions et avec Novak qui est déjà entré dans sa tête. Je suis allé un peu trop loin, mais à mon avis, Novak est le favori numéro un de Roland Garros.» Des propos qui n’ont pas plu à Toni Nadal, oncle et ancien coach de «Rafa», qui était «surpris qu’il dise cela» en ajoutant «à sa place je n’aurais pas dit ça.»
C’est comme si Toni savait que son neveu répondra sur le court avec ce qui ressemble à un carnage. Le protecteur du taureau de Manacor a lâché: «je ne vois pas la chose aussi déséquilibrée. C’est une finale qui va être compliquée car il y a beaucoup de facteurs en faveur de Novak. Est-ce que je suis nerveux ? Pour le moment, non. J’ai confiance en mon neveu.(…) Où est-ce que je regarderai le match ? Je le verrai tout seul. Je préfère être tranquille pour ce genre de rencontres»

Djoko s’est avoué «impuissant»
La réplique dans l’enceinte Philippe-Chatrier était pour le moins cinglante. Une bulle (6-0) pour amorcer la partie puis un 6-2 en seconde manche. Dans le 3e set, Djokovic a eu un sursaut d’orgueil. Une petite rébellion que l’Ibérique a pu étouffer, comme son adversaire tout au long de ce face à face. Quand on sait que le vainqueur de la quinzaine n’a égaré que 3 sets sur les 29 derniers matchs à RG, la remontée paraissait impossible.
Sur terre battue, Nadal est imperturbable. On parle d’un tennisman qui a signé 999 victoires en carrière pour s’adjuger un total de 60 trophées entre Masters 500, 1000 et Majeurs sur les terrains rouges briques. Personne ne peut se targuer de pouvoir le déloger de son trône. Pas même le talentueux Djokovic qui a reconnu, au micro de France Télévision, s’être senti «impuissant» durant l’explication. C’était pour situer le degré de la performance de Nadal qui totalise désormais 13 couronnes dans les Internationaux de France en 15 participations. Il a imité le Real Madrid, son club préféré, qui compte 13 Ligues des Champions. C’était la petite anecdote. <