L’affaire des 6000 masques volés au niveau de la pharmacie centrale du CHU de Constantine n’a pas mis longtemps pour voir sa résorption effective. Une plainte dans ce sens a été déposée par le DG de l’hôpital après que les services de la PCA aient eu la désagréable surprise de constater la disparition d’une quantité importante de masques chirurgicaux. C’était le 31 mars, et les services judiciaires avaient pris en mains l’affaire pour la résoudre … le lendemain.

Il s’avère, après interrogatoires et enquêtes que le principal accusé était un agent du CHU de Constantine qui a profité de la confiance de ses collègues pour voler, sans doute en plusieurs fois quelques 6 mille masques chirurgicaux. Pour la parenthèse, un autre agent a été aussi mis en cause dans une même affaire, après que son fils de 15 ait été appréhendé au centre-ville proposant aux passants des bavettes issues de « la marchandise » ramené par son géniteur à la maison.

Pour en revenir à notre affaire, le mis en cause ne s’est pas fait prié pour dénoncer deux complices, les trois dont l’âge varie entre 35 et 38 ans. Les complices transportaient les bavettes dérobées au siège de la pharmacie centrale, les transportaient dans une Renault Clio 4, pour les écouler au niveau des pharmacies où ils travaillaient. On ne sait pas pour le moment si les pharmaciens étaient au courant des méfaits de leurs employés.

Aux domiciles des suspects des quantités importantes de masques de protection seront saisis ainsi qu’une somme de 20 mille DA, les premiers « bénéfices » de la rapine des masques, ainsi que la mise en fourrière du véhicule cité plus haut ayant servi au transport des bavettes volées. .

Finalement, sera saisi 6448 masques protecteurs qui iront à ceux qui le méritent, ceux qui se dévouent pour la santé de tous en mettant leurs vies en danger. Les voyous, de leur côté, pour constitution de bande de malfaiteurs, vols qualifiés de biens publics et destination à la vente de produits volés, seront déférés devant le procureur de la république pour répondre de leurs méfaits.