Dans sa politique d’encouragement des investissements privés, l’Etat a fait preuve d’une certaine indulgence dans l’attribution du foncier industriel. De nombreux opérateurs se sont vu octroyer des terrains pour leurs projets industriels ambitieux.

Mais certains d’entre eux les ont détournés de leurs investissements initiaux. Poussant la malhonnêteté jusqu’à faire croire à l’Etat qu’ils en font toujours bon usage. D’autres terres ont été carrément mises en jachère. Une situation devenue malheureusement monnaie courante sous nos cieux. Causant un véritable désordre pour un pays en développement, en demande permanente de régulation et de régularisation.
L’Etat a décidé de sévir contre les contrevenants en faisant respecter la loi à la lettre. Et c’est de bon augure. Cette situation a duré trois ans et c’est déjà à la limite du laxisme. L’ordre, l’organisation et la célérité dans l’application des lois est une exigence sine qua non pour le développement. En faire l’économie mènerait inéluctablement vers le désordre et le chaos. Chose qui n’épargnera évidemment aucun secteur. Il devient donc urgent de revenir à la rigueur avant qu’il ne soit trop tard. Avant que les outils de correction ne deviennent inefficients.
Les services de la direction chargée de l’industrie, territorialement compétente, sont tenus d’effectuer des contrôles réguliers aux niveaux des zones industrielles et des zones d’activités pour procéder aux vérifications et aux expertises qui s’imposent. Le recensement annuel des terrains inexploités devient impératif afin que l’Etat ne se fasse plus déborder.
Il est patent qu’une politique rigoureuse dans tous les domaines et notamment sur cette question du foncier industriel est éminemment importante. Les pays avancés de par le monde ne sont devenus ce qu’ils sont que grâce à cette attitude de fermeté et de force tranquille des Etats. Grâce aux vertus de la rigueur.